Créer un nouveau blog :

A propos de ce blog

Nom du blog :
lireenpremiere
Description du blog :
Ceci est la page spéciale révisions et approfondissement de Français pour les 1ères du LFAY.
Catégorie :
Blog Littérature
Date de création :
06.11.2006
Dernière mise à jour :
26.06.2009

RSS

Navigation

Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or lireenpremiere
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !

Articles les plus lus

· Dissertation: Le théâtre à être lue ou représenté?
· Commentaire de L'Amant (Mai Ngoc)
· Dissertation sur le personnage principal
· Sujet sur la poesie ( entraînement)
· Notes sur la scène 1 du Tartuffe

· commentaires de poemes d'Apollinaire
· méthode pour la dissertation: rappel
· Poésie\Théâtre
· voltaire et rousseau
· Descriptif de la liste de textes
· réponses aux questions sur les incipits
· programme provisoire: le personnage de roman
· Les Tragiques Agrippa d'Aubigné
· dissertation sur le roman
· Extrait d'Aurélien d'Aragon (incipit)

Voir plus
 

Statistiques 712 articles


Derniers commentaires

bonjour, je suis passé par la en cherchant des ressources documentaires pour aider ma fille à travailler le...
(Voir la suite)
Par Frédéric, le 20.10.2009

merci pour ces petites questions, je passe l'oral blanc demain j'espère que cela va m'aider!...
(Voir la suite)
Par kokoi, le 14.10.2009

bonjour, je suis doctorant, je prépare une thèse sur zola journaliste .je cherche une collaboration sur ce suj...
(Voir la suite)
Par boukhchim, le 14.10.2009

plus on partage, plus on possède. voilà le miracle !...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 16.06.2009

bonsoir, je passe voir ton blog car j'aime beaucoup ce que tu fait, au moin ton travail qui es super, bonne so...
(Voir la suite)
Par robert, le 15.06.2009

bonsoir, j'espere que tu as passé un bon week-end, ton blog et super et genial et plein de npnne chose,je te s...
(Voir la suite)
Par robert, le 14.06.2009

merci sam!!...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 14.06.2009

votre blog m'aurait bien aidé il y a quelques années !! ca me rappelle des souvenirs !! comme quoi je n'ai pa...
(Voir la suite)
Par Emilie, le 09.06.2009

je laisse juste l'adresse de mon blog mercihttp://st arsmucique.unb log.fr/.center blog.net...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 09.06.2009

bonsoir, le hangar (notre blog littéraire) organise un concours, avec un lot à la clef. il suffit de nous e...
(Voir la suite)
Par Hazel, le 07.06.2009

merci...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 07.06.2009

félicitation pour ton blog, il y a de très bonne infos !http://revisi on.centerblog. net/.centerblo g.net...
(Voir la suite)
Par Aline, le 28.05.2009

les questions sur cette liste, sont-elles quelques unes parmi d'autres qu'on peut avoir pendant l'entretien?...
(Voir la suite)
Par Louise, le 24.05.2009

moi aussi!...
(Voir la suite)
Par Jeanne, le 17.05.2009

bonsoir, je suis aussi d'accord pour supprimer l'homme qui rit....
(Voir la suite)
Par Jeanne, le 17.05.2009

RSS

Recherche
Recherche personnalisée

Blogs et sites préférés

· magister
· j.m.maulpoix
· remue net,littérature
· poezibao
· hanoivinegrape
· hanoi grapevine




commentaires de poemes d'Apollinaire

commentaires de poemes d'Apollinaire

Publié le 29/04/2007 à 12:00 par lireenpremiere
Pour mieux vous faire découvrir le recueil Alcools, je mets en ligne quelques lectures trouv ées ici pi là, ce ne sont que des propositions qui n'épuisent pas le sesn des textes d'Apollinaire.

Commentaire Le Brasier

Cette suite de trois poèmes fut publiée pour la première fois dans “Gil Blas” du 4 mai 1908. Elle fut d’abord intitulée “Le pyrée" (nom de l'autel du feu, chez les Perses), puis "Le brasier" dans la version définitive. Elle est dominée par l’image centrale de la flamme qui était d’une importance capitale dans la poétique d’Apollinaire et qui se trouva dans nombre de ses textes de 1908 (le poème “Les fiançailles”, le premier chapitre de “Sur la peinture”). Le sujet se consume dans l’espace cosmique pour renaître en paroles étoiles.
Le poème, très difficile, est, avant tout, un art poétique où Apollinaire manifestait sa volonté d’un lyrisme neuf qui serait issu de la poésie pure de Mallarmé et du réalisme mystique de Rimbaud, et qui exprimerait de la façon la plus juste l’esprit du XXe siècle.

Dans le premier poème, le plus classique dans sa structure (cinq quintils d'octosyllabes rimés), le poète montre qu’il ne peut devenir poète qu’en brûlant son passé individuel et sentimental pour arriver à un «moi» purifié.

Dans la première strophe, le narrateur (le poète) indique qu’il porte en lui-même le feu où il jette son passé. C’est un «noble feu» dont la noblesse est due à sa fonction purificatrice. Il est l’objet d’une adoration mystique car c’est un dieu qui permet la divinisation de soi-même et de la poésie. Un jeu de mots s’opère sur le sens de «feu» qui, au vers 1, est le feu concret, au vers 3, l'ardeur, et pourrait être aussi la mort, l'absence de ponctuation permettant de lire «feu ce Passé». Le poète renie le passé, le rejette entièrement et définitivement, amorce d'un changement chez lui qui ne pouvait parvenir à se débarrasser de ses souvenirs, en particulier, au vers 3, celui des «vives mains» qui symbolisent les femmes autrefois aimées. Le passé équivaut à la mort, tandis que le feu est source de vie ; d'où l'image des «têtes de morts» qui sont plus loin (vers 11) «ces têtes que j’avais», les diverses personnalités qu’il a successivement revêtues, ses hantises dont il ne peut se libérer. Dans le dernier vers de la strophe, le poète annihile sa volonté et devient soumis au feu, sinon transformé lui-même en feu.

La deuxième strophe a une dimension cosmique : l'univers participe tout entier à ce mouvement de purification du poète qui manifeste son indifférence au futur (vers 7) : il faut faire table rase du passé pour vivre l'instant présent et non se projeter dans l'avenir. Des images violentes traduisent l'exubérance de la vie : «galop soudain», amours sauvages au sein de la nature entre les «centaures» et la végétation. Le mouvement est intense, les sonorités significatives (allitérations en nasales du vers 8 ; assonances en «a» et «é» qui ont des sons traînants).

La troisième strophe introduit une tonalité nouvelle, celle du regret, à la manière de Villon («Mais où sont les neiges d'antan?») : malgré sa volonté, le coeur garde la nostalgie du passé ; de «ces têtes que j’avais» (vers 11) qui sont les diverses femmes qu’il a successivement conquises (comme le confirmeront les «têtes de femmes» du vers 20, «les têtes coupées qui m’accclament» du vers 18) ; de sa foi chrétienne (vers 12) ; de l'amour qui est devenu faux, thème déjà présent dans “La chanson du mal-aimé". Mais il est interrompu aussitôt pour les souhaits, des vers 14 et 15, d’une purification par «le brasier» et par cet autre brasier qu’est le «soleil», qui conserve la dimension cosmique de la strophe précédente. Au contact de ce feu solaire, l'âme se purifie et redevient elle-même, loin de l'artifice, symbolisé par les vêtements. Est donc sous-jacente l'image du phénix (un feu qui brûle mais permet de renaître).

La quatrième strophe apporte une nouvelle image du feu : c'est la végétation luxuriante qui devient elle aussi feu. On retrouve une symbolique des fruits qui était déjà exploitée dans "Le printemps" où les coeurs des filles en mal d'amour étaient suspendus parmi les citrons. Ici, on assiste à une transposition de ce thème : les coeurs désaffectés sont eux-mêmes les fruits des arbres, coeurs désaffectés car les femmes aimées ne sont plus que des «têtes coupées» qui sont vues, à la façon du “Soleil cou coupé” de "Zone", comme des «astres qui ont saigné» (souvenir de «Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige» d’”Harmonie du soir” de Baudelaire?). La violence de l'image symbolise une rupture définitive avec le passé.

Dans la cinquième strophe, le poète s’adresse à lui-même, dans un passage au tutoiement analogue à celui qu’on trouve dans “Zone”. Il est fixé à Paris, «le fleuve épinglé sur la ville» étant de toute évidence la Seine qui, sur un plan de la ville, la traverse en effet comme une épingle. Le vers 23 est particulièrement énigmatique parce que, d’une part, «partant» est une conjonction marquant la conséquence ; d’autre part, «amphion» est un nom commun qui fait du poète un autre Amphion, celui-ci, fils de Zeus et d’Antiope, ayant été un roi poète et musicien de Thèbes dont il bâtit les murs en jouant de sa lyre au son de laquelle les pierres se plaçaient d’elles-mêmes ; enfin «à l’amphion docile» est une inversion. Ainsi, les trois derniers vers deviennent clairs : en conséquence, comme l’avait fait Amphion, tu seras capable de rendre «les pierres agiles» sous l’influence magique (sens premier de «charmants») des «tons» qui sont à la fois des sons musicaux et les couleurs de la flamme. On pourrait voir dans ce réaménagement du mythe d’Amphion une annonce de l’écriture automatique des surréalistes, par laquelle les mots s’assembleraient tout seuls dans l’oeuvre.

Le poème se conclut donc par l'image dominante de la renaissance, une fois rejeté définitivement le passé, symbole de mort. Par prédilection, a été mis en scène ce qu’il y a à trouver après la perte consentie.

Dans le deuxième poème, le poète devient le feu dont il se fait la proie ; le feu est l’opération poétique elle-même qui dévore ce qu’a été le poète et fait de lui un être différent des autres. Au vers 27, «innombrablement» indique que c’est une foule fanatisée qui brûle le poète comme un hérétique, mais ainsi le purifie. Au vers 28, les «intercis» sont les martyrs dépecés. Au vers 32, le verbe archaïque «forlignent» signifie «dégènèrent». Parmi ces races qui déchurent sont les «Tyndarides», membres de la famille de Tyndare dont était issue Clytemnestre, la mère d’Oreste, et les «vipères ardentes» qui ont attaqué son bonheur. D’où l’évocation des «serpents» et l’idée que ce sont les cous des mauvais cygnes qui «n’étaient pas chanteurs» qui sont devenus des serpents.

Dans le troisième poème, Apollinaire évoque, non sans ambiguïté, un mystèrieux et effrayant avenir poétique qui fond sur le poète comme une bombe ou un obus du plus haut du ciel. Il se demande quelle place, dans cet avenir, sera réservée à lui ainsi qu’à l’humanité. Le poème se termine donc par l’expression d’un effroi et d’un recul. Au vers 43, «rouant» signifie «faisant la roue» (dans “Les fiançailles”, on lit : «d’ardents bouquets rouaient»). La «divine mascarade» du vers 47 est une sorte de “Divine comédie” de la poésie future. L’évocation de la «Désirade» (déjà faite dans “La chanson du mal-aimé”, vers 159) établit une analogie entre la découverte de la nouvelle poésie et la découverte de l’Amérique qu’a faite Christophe Colomb en touchant cette île des Antilles à laquelle il a donné ce nom pour marquer son désir d’y arriver. Le «ver Zamir» était, selon la tradition rabbinique, capable de fendre les rochers, et Salomon se serait servi de lui pour tailler les pierres du temple de Jérusalem (qui serait donc le «théâtre») afin d’éviter d’utiliser le fer, arme guerrière et donc impure. Si la «ville marine» apparut «contremont», c’est qu’elle a été poussée vers le haut, qu’elle est sortie des eaux. Il faut remarquer que les vers 51-52-53 viennent d’un poème antérieur, “Le printemps”, et s’intègrent ici à un contexte nouveau. «Le troupeau de sphinx regagne la sphingerie» signifie que toutes les énigmes seront, dans ce monde futur, résolues peu à peu («À petits pas»). Au vers 55 encore, «orra» étant le futur du verbe «ouïr», «le troupeau de sphinx» écoutera «le chant du pâtre». Par un décalage expressif, Apollinaire met en relief l’introduction du «spectacle» qui aura pour conséquence qu’il ne sera plus auteur mais simplement spectateur (vers 59). Le «pentacle» sera «vain» car cette étoile à cinq branches, utilisée par les occultistes parce qu’elle est censée conjurer les sorts, sera inutile. Dans ce théâtre, les «acteurs» seront «inhumains», c’est-à-dire non humains, des machines, «bêtes nouvelles». L’invocation à la «Terre» est, elle aussi, soulignée par un décalage expressif encore plus important. Le poète termine en manifestant son souhait de demeurer dans la condition humaine actuelle avec ses énigmes («les sphingeries») et ses malheurs.

Autant que la suite des idées, c’est l’enchaînement des images qui guide dans ce poème : images du «feu», images de l’eau, images de la végétation et de la fertilité se marient constamment, si bien que tout est feu dans l’univers poétique d’Apollinaire, même l’eau et les plantes.
“Le brasier”, qui se situe au milieu du recueil “Alcools”, est à égale distance de "Zone", qui symbolise plutôt une descente aux Enfers, et de "Vendémiaire", qui est un chant triomphal. C'est parce qu'il rencontre le feu purificateur du "Brasier" qu’Apollinaire peut remonter à la lumière, que tout rebondit en nouveauté. Or, selon Bachelard, le feu ressortit à la volonté que tout change.




--