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Ceci est la page spéciale révisions et approfondissement de Français pour les 1ères du LFAY.
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Dissertation sur le personnage principal

Posté le 21.10.2007 par lireenpremiere
Contribution trouvée sur le site magister

La dissertation obéit à des types de plans qu'on peut ramener à quatre :

le plan dialectique vous demande d'examiner un jugement, d'en montrer les limites voire de le réfuter .C'est le fameux plan "thèse/antithèse/synthèse".
On reconnaît aussi ce type de plan au libellé du sujet : les questions "Pensez-vous que...", "Dans quelle mesure peut-on dire que...", "Partagez-vous ce point de vue" etc. sont sans ambiguïté. Il vous faudra confronter les thèses avant d'exprimer nettement un avis personnel.

le plan thématique s'apparente au contraire à l'exposé. Il ne vous demande pas de discuter une thèse mais plutôt de l'étayer .c'est-à-dire de fournir un certain nombre d'arguments organisés capables de valider le jugement ou de répondre à la question qu'on vous a proposés.
On reconnaît ce type de plan au libellé du sujet : ce peut être une question ("Qu'est-ce qu'un grand roman ?"; "Qu'est-ce qu'une œuvre engagée ?") ou une invitation à vérifier une affirmation ("En quoi a-t-on raison d'affirmer que...", "Montrez, commentez ou justifiez ceci...").

le plan analytique, voisin du précédent, se propose d'examiner une notion en en envisageant les causes, les manifestations qui en découlent avant de proposer d'éventuelles solutions. Pour ces raisons, il est moins familier de la dissertation littéraire, dans laquelle néanmoins on peut rencontrer des libellés qui y invitent.

le plan comparatif vous amène à établir un parallèle constant entre deux notions. Ce plan pourra les examiner successivement dans les deux premières parties avant d'élaborer une synthèse personnelle qui essaiera d'établir leurs points majeurs de ressemblance ou de discordance et de proposer un dépassement.

suj[b]et 5
Un personnage médiocre peut-il être un héros de roman ? [/b]

Les termes du sujet : préciser dans l'introduction le sens du mot médiocre (latin medius, "qui est au milieu".) Ainsi médiocre désigne ici ce "qui est sans éclat". Le sujet présuppose donc que le roman n'admet pas de héros « moyens », ce qui s'oppose à la conception classique (« Des héros de roman fuyez les petitesses », conseille Boileau aux poètes dans son Art Poétique.)
La position de la problématique : elle pourra partir de l'une des constantes du romanesque qui repose souvent sur l'exceptionnel et se demander si la "médiocrité" peut y avoir sa place.

Le libellé du sujet : La question posée sous cette forme rhétorique semble répondre par la négative. Implicitement, une thèse s'exprime ici, qui nie que le roman puisse admettre des personnages médiocres.
Le domaine d'application : le genre romanesque.

La recherche du plan : Il convient donc de suivre ici un plan dialectique où vous évaluerez la thèse implicitement proposée (thèse /antithèse/ synthèse).

I - LE ROMAN A BESOIN DE HÉROS :
• de destins exceptionnels (Julien Sorel dans Le Rouge et le Noir de Stendhal)
• de personnalités hors du commun (Mme de Merteuil dans Les Liaisons dangereuses de Laclos)
• de passions absolues (Des Grieux dans Manon Lescaut de Prévost)
• le rythme romanesque et la nécessité de susciter l'intérêt obligent à rendre exemplaire le destin de personnages pourtant médiocres (Gervaise dans L'Assommoir de Zola).

II - POURTANT CERTAINS PERSONNAGES SONT DES MÉDIOCRES :
• c'est le cas des personnages des romans réalistes qui ont choisi une peinture "objective" des milieux et des êtres : Georges Duroy dans Bel-[/b[b]]Ami, Jeanne dans Une vie de Maupassant, les héros de Zola, pour qui « le premier homme qui passe est un héros suffisant » (Deux définitions du roman).
• le personnage peut être destiné à illustrer la contingence, l'absurde (Meursault dans L'Étranger de Camus, Roquentin dans La Nausée de Sartre, Bardamu dans Voyage au bout de la nuit de Céline).
• le Nouveau Roman a choisi d'abolir le héros et de confier la représentation d'un monde énigmatique à des individualités transparentes ("L'époque actuelle est plutôt celle du numéro matricule" écrit Robbe-Grillet).

III - LE ROMAN N'ADMET LA MÉDIOCRITÉ QU'A CERTAINES CONDITIONS :

• si le personnage peut être un médiocre, il convient de faire la part de l'époque : cette esthétique n'est que celle du XX° siècle et certains théoriciens du nouveau roman l'ont abandonnée (romans de Le Clézio).
• il ne faut pas ignorer le goût légitime du public pour des œuvres où la création artistique lui évite de rencontrer des voisins de palier (Meursault lui-même accède peu à peu à un destin exceptionnel).
• de toutes façons, le roman a pour privilège de rendre la médiocrité unique et certains médiocres de la littérature sont devenus de véritables mythes (Emma dans Madame Bovary de Flaubert).




--

Roman des origines, origines du roman

Posté le 20.10.2007 par lireenpremiere
Un petit commentaire de l'ouvrage critique que j'ai évoqué en cours pour montrer que la naissance du roman avait quelque chose à voir avec ce que l'on appelle en psychanalyse le "roman familial"

Roman des origines, origine du roman — Marthe Robert ( Le livre est à l'Espace!)
par penvins


Le roman est sans doute le lieu du plus grand des secrets celui que l'on ne peut avouer et que Freud appelait le roman familial des névrosés. De quoi s'agit-il?
Marthe Robert retient que le jeune enfant passe par deux types de scénarios: Celui de l'enfant trouvé qui s'imagine né d'une famille royale puis celui du Bâtard qui relègue le père dans un royaume de fantaisie (l'éloigne, s'en débarrasse...)

Ces deux attitudes se retrouvent dans le genre romanesque et pour Marthe Robert le définissent en tant que tel. Le roman n'a pas de formes fixes déterminées mais un contenu obligé, celui de rendre compte du "roman familial de l'enfance".

Le conte s'arrête au seuil de la chambre conjugale, les personnages y sont anonymes, et figurent d'un côté les méchants, puissants et vieux, et de l'autre les opprimés faibles et jeunes.

Le véritable roman naît avec l'arrivée du bâtard, lorsque sans renoncer à ses visions de paradis, le genre s'éveille aux exigences de la réalité œdipienne. Surgissent alors Don Quichotte et Robinson Crusöé. Don Quichotte prétend s'engendrer lui-même, il se passionne pour les familles fictives (livres de chevaleries) se conduit en Enfant Trouvé (est d'avis que tout lui est dû parce qu'il fait grand bruit de son désintéressement) mais le monde que lui offre Cervantès se moque de lui et le corrige.

On notera au passage qu'il est fort probable que Cervantès ait été juif marrane et donc contraint sous l'Inquisition de cacher son identité " ce qui conduit le romancier non pas exactement à militer pour ses convictions, mais à voir clair tout en restant dans le doute quant à la validité de ses propres choix intellectuels. "

Robinson Crusoé, quant à lui, rompt une fois pour toute avec ses parents qu'il renie retombant ainsi à l'état préœdipien, mais pour la première fois dans un roman la terre du rêve doit être défrichée à l'aide d'outils, de calculs, d'expérience… Après une longue période d'apprentissage (26ans) l'arrivée de Vendredi fait de lui un père et bientôt le possesseur d'une île dont il tire d'énormes profits.

Après ces romans de la bourgeoisie naissante, le genre va évoluer dans le contexte historique napoléonien: Le Père du peuple coupable (du régicide) qui se fabrique une famille de rois et la légitimise en épousant une héritière d'empire légal. Le rêve des bâtards - l'ascension sociale par les femmes - va devenir possible. Balzac se dira l'égal des hommes d'état, il va créer une Comédie Humaine qui doit lui permettre de s'enrichir et de s'anoblir, de se gagner des titres de gloire dans la vie. Et pourtant Balzac, qui n'est pas celui que ses personnages rêvent d'être, reste l'Enfant Trouvé tout puissant qui délaisse les biens dérisoires du rang et de l'argent pour se faire l'égal du Créateur.

Refusant le réalisme Flaubert exprimera sur un autre mode son désir de toute puissance, il rêve d'un roman beau dans ses seuls assemblages formels comme par ailleurs il rejette la bêtise de la chair - voir la scène du fiacre dans Mme Bovary - et les hasards de la naissance (scène primitive). Ainsi se rêve-t-il à la fois homme et femme (il est Emma) abolissant la différenciation sexuelle et recomposant la totalité perdue du Paradis. Mais le Bâtard a aussi sa place dans l'imaginaire de Flaubert qui ne cesse malgré ses idées formalistes d'observer la réalité de façon plus que scrupuleuse de sorte que Marthe Robert dit de son art que " Si l'Enfant Trouvé règne incontestablement sur la phrase, le Bâtard de son côté assume la responsabilité des plans, … " et que le " besoin de tout savoir à fond " accroît son exigence de perfection formelle.

L'ouvrage de Marthe Robert est une formidable invitation à revisiter les classiques du genre romanesque où l'on s'aperçoit qu'en retraçant l'évolution du roman c'est l'évolution de la société qui se lit. En 1972 Marthe Robert relevait que le roman était devenu purement formel, que le Bâtard n'y avait plus son mot à dire, et que seul l'Enfant trouvé y régnait en maître laissant le roman libre de ne dire que le vertige narcissique de sa propre écriture. Quand je vous dis que le roman préfigure l'évolution de la société!

Penvins
e-litterature.net©

L.A La Curée deuxième chapitre (notes)

Posté le 18.10.2007 par lireenpremiere
L.A. La Curée. Deuxième chapitre.

Intro.L’une des scènes romanesque les plus impressionnantes du chap.2, coupée pour les besoins de la cause. « morceau de bravoure »
Scène rétropsective dans un vaste ensemble consaconsacré à la rétrospection : Saccard est désormais marié à Renée.Retour sur l’époque où il était marié à Angèle.
Il a invité sa femme au restaurant, sur la butte Montmartre, il est inhabituellement galant et bavard ce soir-là ,l’alcool aidant. Le texte mêle narration et dialogue.
La position surelevee de la butte permet d’avoir un regard sur l’ensemble de paris, une vue panoramique. Mais voir d’en haut c’est aussi voir de loin, ce qui peut expliquer la tournure prophétique que prend le passage.

1. Une scène fantastique.
Grâce à la lumière dorée du couchant, la ville se métamorphose sous nos yeux.

a.la pluie d’or : ville de Mille et une nuits émerveillement devant les pièces de 20 francs qui tombent.cf pluie d’or qui permet à Jupiter d’appraitre à danaé qu’il veut séduire, sous uen forme discrète sans attirer le courroux de Junon.multiplication à dessein des références mytho.
L’image est si convaincante qu’Angèle entre dans la façon de voir de Saccard : rire, connivance.

b. la transformation alchimique.

champ lexical : alambic, bouillir, chimiste, l’or aux doigts des gens qui chaufferont et remueront la cuve. Transformation de ce qui est vil en or.Richesse issue de la destruction du vieux paris qu’il faut faire fondre.

c. Paris vue comme un monstre :

« un grand innocent, un géant couché à ses pieds, « tronçons qui agoniseront dans le plâtre » : personnification, hyperbole, épique : serpent gigantesque, dragon.
Cf Balzac fin du Père Goriot : »tortueusement couché le long des rives de la Seine.
Ferragus, Fille aux yeux d’or ( topos chez beaucoup d’écrivain romantiques) : grand corps cette fois entaillé de tous côté par saccard boucher, chirurgien, dépeceur...

2. Une vision dont le fondement est réaliste.

Façon très pédagogique, frappante d’annoncer les transformations de paris auxquelles le lecteur assite au cours du roman.

a. Les premières transformations d’Hausmann 1854, Hausmann préfet de la scène depuis un an, a réalisé la grande croisée, axe ouest-est et nord-sud qui sépare la ville en 4 parts : rue de Rivoli et boulevard Sebatopol. Angèle confirme l’existence du chantier.

b. Les transformations à venir : premier réseau quand Zola écrit en 1870 il a une vision rétrospective et complète des travaux doù l’anticipation prophétique de Saccard. : deuxième réseau qui ‘trouera la ville de part en part, pour rattacher les faubourgs au premier réseau. Plus loin 3ème réseau. Plus deux grandes ‘entailles « obliques : boulevard du prince Eugène (Voltaire) du boulevard du temple au boulevard du Trône et au boulevard Malherbes (de la Madeleine à Monceau)


c. Les objectifs des travaux.
Objectifs du remodelage de Paris : faciliter la circulation, désengorger les quartiers du centre » ils dégagent le Louvre et l’Hotel de Ville »
Pallier des difficultés économiques : grands travaux qui donnent du travail et nourissent des hommes., rare notation positive à propos des travaux
d'Hausmann dans le roman.
Surtout objectifs stratégiques :mettre les forts au coeur des vieux quartiers, eviter les barricades dasn des rues étroites. Le pouvoir impérila veut contrôler la ville beaucoup mieux que lors des emeutes de 1830 et 1848.

3. Une scène prémonitoire :

a. Saccard visionnaire et futur bénéficiaire : par sa vision et sa démonstration gestuelle, est prophète. Emploi du futur proche ou plus éloigné, prédiction précise, cf certains hotels de la rue d’anjou menacé par le percement du boulevard Malesherbes.
Position subalterne mais a réussi avec habilité à savoir beaucoup de choses, des info à l’Hotel de Ville au coeur du dispositif de transformation de Paris, beaucoup d’intuition.
Entend être de ceux qui chaufferont la cuve et s’enrichiront.

b. Un prédateur :Participe à la mise en pièce par sa gestuelle e ;oquente. »sa mai, etendue, ouverte et tranchante comme un coutelas », 6 fois le mot ‘entaille », vision effrayante quasi expressionniste de al maisn sèche et nerveuse qui coupait toujours dans le vide, couteau vivant, ces doigts de fer qui hachaient sans pitié...chasseur qui dépèce une proie, isotopie de la curée cf premiere image de Saccard oiseau de proie qui s’abat sur paris au lendemain du 2 dec.

c. Un conquérant :Angèle écrasée par son mari, lui inspire un vague effroi et al domine autant par la parole que par son energie débordante : ce petit homme qui se dresse au-dessus du géant couché à se pieds : gulliver, David et Goliath parait de taille à conquérir tout Paris, Napoléon peut-être.
Cf Rastignac a nous deux Paris.

Conclusion : Focalisation interne : Angèle qui voit son mari qui voit Paris permet à la fois de donner des infos sur lestravaux d’Hausmann, sur l’ambition du personnages et son caractère inquiétant, réalisme et fantastique, grandissement mythique, épique.
Ville qui devient un véritable personnage- adversaire digne de Saccard ?, violence symbolique qui préfigue la violence faite par les bouleversemenst hausmaniens.
Dble fonction : transformation de l’urbanisme et enrichissement pour certains liés cf Il pensa que le nuage radieux avait crevé chez lui , dans sa cour », complète le portrait de Saccard, étonnant visionnaire mais homme terrible sans scrupule. Fascination et dégoût.

Romans 50 titres et leurs auteurs (Tuan)

Posté le 15.10.2007 par lireenpremiere
50 ROMANS CLÉS
Le roman courtois 1 Romans de la Table Ronde Chretien de Troyes
2 Tristan et Iseut Beroul
Humanisme 3 L’Heptaméron Marguerite de Navarre
et Renaissance 4 Gargantua/ Pantagruel François Rabelais
Le roman réaliste 5 Le Roman comique Scarron
Le roman d’analyse 6 Les Lettres portugaises
7 La Princess de Clèves Mme de la Fayette
Le conte 8 Les Lettres persanes Montesquieu
Philosophique 9 Candide ou l’optimisme Voltaire
Le roman 10 La vie de Marianne P.Chamblain de Marivaux
Sentimental 11 Manon Lescaut Antoine François Prevost
12 La Nouvelle Héloïse Jean Jacques Rousseau
Le roman 13 Paul et Virginie Henri Bernardin de Saint- Pierre
Moralisateur 14 Les Liaisons Dangereuses Pierre Choderlos de Laclos
Le dernier picaro 15 Jacques le Fataliste Denis Diderot
Le Romantisme 16 René Chateaubriand
17 Notre-Dame de Paris Victor Hugo
18 Les Misérables Victor Hugo
19 Le Rouge et le Noir Stendhal
20 La Chartreuse de Parme Stendhal
21 Le Père Goriot Balzac
Le Symbolisme 22 Aurélia Gerard de Nerval
L’Art pour l’Art 23 Madame Bovary Gustave Flaubert
24 L’Éducation sentimentale Gustave Flaubert
La Nouvelle 25 Nouvelles de Mérimée Mérimée
26 Les Diaboliques Jules Barbey d’Aurevilly
27 Boule de suif Guy de Maupassant
Le Naturalisme 28 L’Assommoir Emile Zola
Le roman d’aventure 29 Vingt mille lieues sous la mers Jules Verne
L’Introspection 30 Le grand Meaulnes Alain Fournier
et le rêve 31 A la recherché du temps perdu Marcel Proust
La grande 32 Les Faux-Monnayeurs André Gide
Génération 33 Thérèse Desqueyroux François Mauriac
34 La Naissance du jour Sidonie Gabrielle Colette
35 Nadja André Breton
36 Voyage au bout de la nuit Louis Ferdinand Céline
37 La Condition humaine André Malraux
38 Les jeunes filles Montherlant
L’Absurde 39 La Nausée Jean Paul Sartre
40 L’Étranger Albert Camus
41 L’Écume des jours Boris Vian
42 Zazie dans le metro Raymond Queneau
La tentation 43 Le Hussard sur le toit Jean Giono
de l’Histoire 44 Aurélien Louis Aragon
45 Le Rivage des Syrtes Julien Gracq
46 Mémoires d’Hadrien Marguerite Yourcenar
Le nouveau roman 47 Les Gommes Alain Robbe Grillet
48 La Modification
Le roman 49 Le Procès-Verbal Jean-Marie Gustave le Clézio
Contemporain 50 Vendredi ou les limbes du Pacifique Michel Tournier

Modèle spour construire un personnage

Posté le 13.10.2007 par lireenpremiere
Voici à la suite de ce que je vous ai expliqué en classe sur la construction d'un personnage, un résumé de différents travaux universitaires qui ont essayé de proposer un modèle de construction de personnage.

1.Le modèle sémiologique

Une approche est qualifiée de sémiologique lorsqu'elle choisit d'étudier un aspect (par exemple le personnage) sur le modèle du signe linguistique. Ainsi, le personnage devient le "signe" du récit et se prête à la même qualification que les signes de la langue. De ce fait, on peut classer les personnages d'un récit en trois catégories:

• les personnages référentiels : ils reflètent la réalité (personnages historiques, mythologiques, personnages types);

• les personnages embrayeurs : ils dessinent la place de l'auteur ou du lecteur dans la fiction (narrateur-témoin, observateur);

• les personnages anaphores : ils rappellent des données importantes ou préparent la suite du récit (historien, enquêteur, biographe, devin, prophète).

Philippe Hamon dans son ouvrage Pour un statut sémiologique du personnage(Seuil, coll. Point, 1977), retient aussi trois champs d'analyse:
• l'être (le nom, le portrait physique, la psychologie, etc.);
• le faire (les rôles thématiques et les rôles actantiels);
• l'importance hiérarchique (statut et valeur).

2. Le modèle sémio-pragmatique]

Dans la lignée des travaux effectués par Umberto Eco dans Lector in fabula (1985), une approche sémio-pragmatique étudie le personnage comme "effet de lecture". En d'autres termes, la narration (la manière dont le narrateur effectue sa présentation, sa mise en scène) influence l'image que retient le lecteur d'un personnage et les sentiments qu'il lui inspire.

Selon Vincent Jouve dans L'effet-personnage dans le roman (PUF, coll. Écriture, 1992), les personnages peuvent induire trois types différents de lecture :
"Un personnage peut se présenter comme un instrument textuel (au service du projet que s’est fixé l’auteur dans un roman particulier), une illusion de personne (suscitant, chez le lecteur, des réactions affectives), ou un prétexte à l’apparition de telle ou telle scène (qui, sollicitant l’inconscient, autorise un investissement fantasmatique). On nomme respectivement ces trois lectures : l’effet-personnel, l’effet-personne et l’effet-prétexte."

Ce qui est surtout intéressant, ce sont les pistes pour le commentaire et l'ananlyse que ces modèles introduisent .
Je puis vous prêter le dernier ouvrage cité si vous voulez le consulter. ( L'effet personnage dans le roman)

Ce que je pense du livre de Modiano

Posté le 10.10.2007 par Guillaume
voila, je voudrais dire au sujet de l'oeuvre de Modiano, après ce que Madame Ottenwelter a dit, que j'aimerais moi aussi lire plus d'un livre, ce n'est pas parce que je trouve les sujets abordés très intéressants, mais j'ai pu remarquer que je peux mieux comprendre une oeuvre en lisant plusieurs livres du même auteur.
j'ai lu De Si braves garcons qui m'a plu ou moins plu, c'est à dire qu'il n'y a pas vraiment de mystère, de suspens mais c'est vrai qu'après chaque chapitre j'ai eu envie de lire ce qui allait se passer par la suite mais Patrick Modiano ne continue pas vraiment le récit puisqu'il change de personnages...
C'est un livre simple à lire et qui peut être amusant à lire en 2 soirs... ( et oui je ne suis pas un bon lecteur)
sinon, je pense que P.Modiano a fait une oeuvre qui est intéressante a lire mais je pense qu'il na rien d'exceptionnel mais c'est vrai que ses histoires peuvent être bien....
Pour répondre à Binh, je dirais qu'il y a effectivement 2 narrateurs mais un qui est tellement secondaire qu'il est troublant mais non distingué puisque je n'ai pas percu à la page 146, comme Patrick c'est l'auteur je n'ai pas fait attention...

Guillaume

La lecture de

Posté le 09.10.2007 par Binh
[SIZE=7]Juste un ptit commentaire sur le livre que je voulais évoquer en classe, et aussi pour ceux qui ont lu le livre...et qui n'ont pas la même idée que moi sur l'identité du narrateur. Il n'y a pas qu'un seul narrateur.
Comme je l'avais dit dans la construction du personnage, il y a en fait une double identité du narrateur ou bien il y a deux narrateurs.. On peut le prouver à la page 19 (cette phrase n'a pas la forme de dialogue) : "[...]Lafaure, le professeur de chimie. A ce qu'on m'a dit, toi aussi, Edmond, tu as eu l'occasion de revoir Lafaure... Oui. Ce soir là..." Ces phrases ne sont visiblement pas des dialogues puisqu' il n'y a pas de tirets. C'est avec le "OUI" que l'autre narrateur qui s'appelle Edmond Claude commence à prendre la plume (au début c'est Patrick Modiano ).
De plus le retour de la narration de Patrick est à la page 30 quand il dit (pas en forme de dialogue ) : " Eh bien, figure-toi qu'un soir, la veille de Noel, j'attendais avec mes deux petites filles... "( Patrick Modiano a aussi deux filles dans la vie réelle ) ou bien dans un dialogue à la page 146 "-vous vous appellez comment? -Patrick. " . Vous pouvez trouvez d'autres courts passages de transitions entre deux narrateurs comme celui-ci. Je ne pense pas que c'est dit dans le dictionnaire Modiano.

Je trouve que le livre devient plu intéressant avec ça et je l'ai aimé aussi. En lisant parfois j'ai l'impression que ce n'est ni Patrick Modiano ni Edmond Claude qui prend la plume mais c'est une autre personne qui raconte, parfois on a l'impression que les deux personnages/narrateurs se mettent face à face, s'asseyant sur deux chaises et se racontent leur histoire à la pension Valvert et ils écrivent en même temps. En plus j'ai trouvé aussi un personnage d'un film projeté à Valvert, une fillette qui s'appelle " la Petite Bijou ". J'ai aussi trouvé dans le dico Modiano qu'il y avaient 3 ou 4 personnages dans ce roman qui sapparaissent dans d' autres livres de Modiano, il y a toujours des liens entre les romans de Modiano. Tout ça me donne une curiosité à lire les autres livres.

Plan (L'Homme qui rit)

Posté le 07.10.2007 par Deeps
[FONT=Arial][SIZE=1]

Quelles sont selon vous les visées du narrateur en nous dépeignant le héros éponyme de façon aussi paradoxale?

Voici le plan que j'avais fait ; je ne pense pas que c'est vrmt détaill♪0 (et désolée pour les accents, ac un clavier anglais, c'est n'est pas si facile :s )

PLAN:

I. Portrait du héros éponyme ( Comment Victor Hugo nous montre cette créature à la fois humaine et divine?)
--> champ lexical de la laideur/monstruosité
--> comparaisons des différentse parties du visage + prefix "dE" qui montre qu'il a été defiguré par qqn.
--> Gynmplaine peut être "horriblement défiguré", mais l'auteur le rapproche de l'Art, donc il est défiguré avec une certaine réussite, en qqe sorte. => "si l'on observait cet homme avec attention, on y reconnaitrait la trace de l'art"

Transition: Cette créature peut être horrible, mais Gynmplaine représente en même temps le Bien et le Mal.

II. Les diff♪0rents visages de Gynmplaine.
--> c'est un saltimbanque qui diveritt les autres --> divertissement : marque de juxtaposition (avant dernier paragraphe) qui montre que ce divertissement est direct.
--> il fait son travail mais ce travail ne naît pas de lui : "C'est en riant que Gynm. faisait rire. Et pourtant il ne riait pas."
--> Gynm. est dans son âme, un homme qui pleure, mais dans son corps, un Homme qui rit (=> heros eponyme)

Transition: Gynm. est un homme comme ts les autres, mais ce sont les "autres" qui l'ont changé/modifié.

III. Condition de l'artiste montre à travers Gynm.
--> "On ne nait pas ainsi" => c'est pas la Nature qui crée de telles choses, mais c'est l'homme qui modifie la creation de cette nature. (de plus, cette phrase est donnée au apres un long paragraphe => l'auteur met en avant cette phrase) + "Ne l'avait-on pas aidee?"
--> Pronom "nous" à pronom "on" => Victor Hugo essaye de ns "avertir" en qqe sorte, pour montrer sa condition.
--> Gynm. perd sa vraie personnalité, l'homme le transforme.

Conclusion: Victor Hugo montre à travers le personnage de Gynmplaine, sa condition (artiste). C'est un écrivain qui divertit les autres à travers ses romans, mais en retour il est rejeté par la société. C'est une condition identique des deux (Victor Hugo et Gynmplaine).
Ouverture: "comprachicos" => Lettre du Voyant de Rimbaud!

Programme de cinéma

Posté le 07.10.2007 par lChristine
La cinémathèque vous invite à découvrir l'Afrique du Nord à travers une série de films marocains, algériens et tunisiens, cinéma voyages, autres cultures, autres regards sur le monde, autres rythmes et façon de raconter la vie.
Ecrivez-moi si vous voulez plus de renseignements sur les films, une fois isncrits à a cinémathèque, vous aurez les infos en direct.

7 Sunday 18:30 LET IT COME DOWN20:00 THE SHELTERING SKY

8 Monday19:00 HALFAOUINE

9 Tuesday 19:00 RAJA

10 Wednesday Reserved for Friends of Vietnam Heritage event

11 Thursday20:00 RAJA

12 Friday 19:00 LE GRAND VOYAGE21:00 VIVA LALDJERIE

13 Saturday 18:30 LET IT COME DOWN 20:00 THE SHELTERING SKY

14 Sunday 19:00 LALDJERIE21:00 LE GRAND VOYAGE 1

5 Monday19:00 LE GRAND VOYAGE

découvrir René Char

Posté le 07.10.2007 par lChristine
Dans le cadre de Lire en fête, je propose un atelier lecture à l'Espace pour faire découvrir au public volontaire les Feuillets d'Hypnos de René Char, un poète que l'on célèbre cette année et qui aété aussi un grand résistant, l'année dernière nous avions suspendu sa Lettera Amorosa dans l'entr♪0e du lycée, vous vous en souvenez peut-être.
L'atelier a lieu le samedi 20 octobre, de 10h à midi mais vous avez peut-être un DS. Du coup je propose aussi une découverte au lycée le mercredi24 pendant l'heure de vie de classe au CDI, il faut s'inscrire auprès de la documentaliste.

Atelier Lecture le samedi 20 octobre de 10 heures à 12 heures à l’Auditorium de l’Espace.

Découvrir René Char en lisant à haute voix Les Feuillets d’Hypnos .

René Char fait figure de géant à tout point de vue, il intimide, en impose.Son courage pendant la Deuxième Guerre Mondiale le figure en héros, sa réputation d’hermétisme, ses liens avec la philosophie en restreignent les approches, mais son oeuvre, comme toute poésie, s’offre au lecteur qui s’y risque sans préjugé, démultipliée peut-être du partage des voix.

Les Feuillets d’Hypnos invitent à se colleter à ce qui en René Char « résiste ».

Je vous propose, après une courte présentation du recueil, de mettre en voix certains des fragments qui le constituent, de chercher à les dire à la façon dont nous les ressentons, de les connaître du dedans afin de les emporter avec nous et de les essaimer au gré de nos rencontres.

(Pour des raisons pratiques, cet atelier-lecture est limité à une trentaine de personnes . Si vous êtes intéressé, inscrivez-vous directement à l’Espace avant le mardi 16 octobre.)

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