II le personnage et l’action:
1.
Fonction du personnage : element essentiel de l’action narrative ( second par rapport à l’intrigue selom Aristote), pas forcément un avatar d’une personne mais un rôle dans un système d’action.Pas seulement représenter tel ou tel aspect de la psyche ou de la condition humaine mais doit concourrir à la progression de la narration et au développement de l’intrigue.
« Gil Blas n’est pas un homme, c’est le fil qui relie les épisodes du roman. »
Plus une entité anthropomorphe : fonction dans le développement de l’intrigue.donc un pers. peut être un element du décor, ville, foule...
Tensions, rapports de forces, système de relation entre les personnages plus important que personnage isolé.
2.
Un modèle actantiel : linguistes qui ont repéré des constantes de fonctions cf Propp, Greimas, schéma des contes.
Communication, désir, quête, épreuves.
Actants : sujet/objet
Donateur/destinataire
Opposants/adjuvants
Combiner les paradigmes de l’action et le déroulement diachronique.
Penser le récit non plus comme un déroulement arbitraire mais comme un engendrement motivé : logique du récit ( modèle linguistique et anthropologique)
Ce qui est visé n’est ni l’explication ni l’interprétation des comportements, mais une logique du récit qui permet de formaliser sa progression.Corrélation radicale entre l’intrigue et le personnage indépendamment de toute figure sensible.
Faisceau de relation cf les doubles chez Balzac : victime/bourreau
Paternité : Goriot/Vautrin
Vautrin se démasque/Rastignac se masque.
III
Le personnage : un signe.
1.
Typologie : dans le roman , il n’y a que des signes Cf Philippe hamon.
-personnages référentiels ( qui existe dans le monde extérieur) Napoléon dans La Chartreuse de Parme. PBl. Du statut des pers .historiques dans la fiction, renvoi à un ensemble de savoirs, « effet superlatif de réel « Barthes.
-embrayeurs : présence dans le texte de l’auteur ou de lecteur, conteur, écrivain
- Anaphoriques : prédicateurs ou informateurs.
2
.la signification des noms.
Motivation du nom propre : denotation explicite ou par connotation, si absent, enigme que le roman peut éclaircir.
Chez Balzac physiognomonie, caractère et nom sont en harmonie cf l’usurier Gobseck
CF Nathalie Sarraute : « Le pers. était très richement pourvu, comblé de biens de toute sorte, entouré de soins minutieux ; rien ne lui manquait, depuis les boucles d’argent de sa culotte jusqu’à la loupe veinée au bout de son nez. Il a peu à peu tout perdu : ses ancêtres, sa maison, soigneusement bâtie, bourrée de la cave au grenier d’objets de toute espèce (...) ses vêtements, son corps, son caractère et surtout, bien précieux entre tous, son caractère qui n’appartenait qu’à lui et souvent jusqu’à son nom. »
Mise en crise du pers. dans le nouveau roman.
IV.
Crise du pers. et héros problématique.
Crise du nom propre : remise en cause du pers. dans le Nouveau Roman.
Sarraute pourfend la paresse du lecteur qui cherche l’identification.
« trompe l’oeil », psychologie de bazar : illusion de croire que le pers. est réel et porteur de vérité alors qu’il est construit à l’aide de codes et de facilités rhétoriques ( l’authentique vie psychique est, elle, faite de failles, de ruptures, d’incertitudes, pas de cohérence explicative comme dasn el roman réaliste) d’où recherche sur les tropismes, les dialogues, les flux intérieusr de pensées.
« Un homme pour elle n’est pas un caractère, ni d’abord une histoire, ni même un réseau d’habitudes : c’est le va et vient incessant et mou entre le particulier et le général » Sartre
Ce qui devient plus important que l’intrigue ou la construction d’un caratère est le rythme des phrases, la palpitation des mots, la naissance des images.
Désagrégation de l’intrigue, dévalorisation du romanesque.
Ex les personnages chez Claude Simon : un foyer perceptif et une mémoire assaillie par des sensations et des souvenirs qui se présentent en désordre, qui ne composent pas linéairement une identité et une histoire.
Mais début de la crise antérieure au nouveau roman : cf Paul Valéry : critique du roman et du personnage.Arbitraire des « vivants sans entrailles », oubli du statut purement verbal.
Breton : interdiction pour les surréalistes d’inventer des personnages, sarcasmes contre la description. Privilégie le récit authentique et poétique. CF Nadja
2.
Le héros : une notion problématique.
Pers. principal ? pers. doté d’un portrait, qui fournit l’action la plus déterminant, qui intervient leplus...
Hierarchie ? celui qui est doté des qualités positives dans le système axaiologique voulu par le roman. : courage, beauté,probité ?
3.
L’indiv[b]idu et le type.[/b]
Le naturalisme impose au héros romanesque une dévalorisation certaine. Le héros peut être médiocre comme la vie courante, renoncement au grandissement épique du pers., si l’on veut que la vérité de l’humain apparaisse CF Fabrice à Waterloo dans la Chartreuse de Parme. Texte dans le manuel.
Banalisation de l’intrigue, dédramatisation, héros= pers. quelconque.
Balzac grossit encore ses pers.cf Goriot présenté comme »le Christ de la paternité » : souci de généralisation et d’explication : recous au type qui résume en lui-même les traits caractéristiques de tous ceux qui lui ressemblent plus ou moins. Transposition de la réalité qui tend à la généralité, facteur essentiel de vraisemblance. Le roman doit corriger la vérité parfois trop scandaleuse que la vie réelle place sous nos yeux.
Type = principe explicatif du fonctionnement de la société, du coeur humain.
Cf etudes de moeurs, etudes philosophiques : sous-titre de la Comédie Humaine : volonté d’expliquer la Création.
4.
La production des valeurs
Plus le statut du héros est problématique , plus il y ajugement de valeur : ambivalence cf Stendhal « notre héros » : complicité du narrateur avec le lecteur sur le dos du eprs.
Ambiguité du terme « héros », coupé d’une action franchement héroïque.
Cf aussi le bal comme lieu polyevaluatif : pbserver, parler, danser, séduire, conquérir
Conclusion ;pers notion complexe, roman : gente indeterminé et flou
F. Mauriac : « Nous devons donner raison à ceux qui prétendent que le roman est le premier des arts. Il l’est, en effet, par son objet qui est l ‘homme. Mai nous ne pouvons donner tort à ceux qui en parlent avec dédain, puisque, dans presque tous les cas, il détruit son objet en falsifiant la vie. »