Voici la fable de Bérénice choisie et modifiée par le groupe de Deeptha, Viet, An Binh et Jean-Rémi.
L’histoire se passa à Rome (78) dans le cabinet de Titus (3).
Bérénice était la reine de Palestine (28). Elle était amoureuse de Titus (175) et avait pour meilleur ami le Roi de Comagène, Antiochus (138). Il avait aidé Titus à s’emparer de Jérusalem en juillet de l’an soixante-dix (104).
Trois ans après (82), lorsque Titus et Bérénice décidèrent de se marier (150), l’Empereur romain Vespasien décéda (565). Titus devint alors empereur et continua d’élargir son empire (172). Il imposa aussi un deuil (153) de huit jours (55, 56) pour son père et se détacha du monde extérieur pendant cette période (156).
Après le deuil de Vespasien, Antiochus avoua à son confident, Arsace, son amour pour Bérénice (20) et se prépara à partir (73) mais souhaitant avant avoir un entretien avec celle-ci (76).
Et voici ce qui se passa :
Antiochus et Bérénice se rencontrèrent le soir (64) dans le cabinet.
Elle confia à Antiochus ses angoisses (151) sur le comportement amoureux de Titus (155, 160).
Elle annonça qu’elle allait être couronnée reine de 2 nouveaux Etats que sont l’Arabie et la Syrie (173, 175). Elle reçut avec surprise la révélation de la flamme d’Antiochus (264), lui refusa son amour (259, 263) affirmant que son cœur appartenait uniquement à Titus (271).
Elle lui pardonna cette révélation et accepta à contre cœur ses adieux (266).
Bérénice avoua à sa confidente, Phénice, sa peine face au départ d’Antiochus (288). Elle confia aussi ses doutes sur le fait de devoir le retenir (289, 290, 291).
Elle décida d’aller parler à Titus (324).
Le cœur de Bérénice ne tenait qu’à Titus (552). Elle questionna Titus sur l’officialisation de leur amour devant le Sénat (570). Elle continua en lui reprochant de continuer à pleurer son père (610) alors qu’elle avait besoin de son amour, lui rappelant qu’à maintes reprises elle s’était sacrifiée pour l’écouter pleurer (609). Mais il mit fin à la discussion (625) sans s’être expliqué.
Elle s’interrogea sur les raisons de son silence (627) en envisageant plusieurs possibilités (639, 650) mais rejeta la première (642) et opta pour le fait que Titus fut au courant de l’amour que lui portait Antiochus (650). Cette hypothèse la réconforta car cela signifiait que Titus était jaloux et par conséquent bien amoureux d’elle (666).
« Hors scène » : Titus révéla à Antiochus qu’il allait quitter Bérénice (714) et que c’était à lui de l’annoncer à Bérénice (703).
Bérénice fut étonnée de revoir Antiochus croyant qu’il lui avait fait ses adieux pour de bon (851).
Celui-ci se montra réticent à dévoiler les raisons de son retour en évoquant le fait de vouloir la protéger (867). Bérénice insista (883) et il finit par céder et lui révéla que Titus souhaitait leur séparation (895). Elle ne voulut pas croire les propos d’Antiochus (895) et continua de croire en l’amour que Titus lui portait (911).
Elle décida d’aller parler avec Titus sur le champ (912, 913) et elle reprocha que ça soit Antiochus qui lui eut annoncé cette nouvelle (915, 916).
Bérénice, seule, impatiente (955) critiqua Titus pour ne pas avoir voulu la recevoir (960).
Une fois Phénice revenue (962), Bérénice lui fit des reproches pour vouloir l’aider (976, 977).
En sortant, elle se trouva face à face avec Titus (1042) et le questionna sur cette séparation (1044, 1045).
Après l’avoir enfin appris de la bouche de Titus (1061), elle le critiqua pour l’abandonner au moment où il a tous les pouvoirs (1084 – 1086). Ne voulant plus rien entendre de sa part, elle se montra prête à ne plus le revoir (1110, 1111) n’enlevant rien à son amour pour Titus et regrettant que ça ne fut pas réciproque (1119, 1121).
Elle reprocha la faiblesse de l’excuse de Titus (1138) et de ne pas prendre en compte ses sentiments (1147) estimant qu’il avait le droit de choisir celle qu’il aimait malgré l’avis du peuple romain (1151, 1152). Elle réussit à le faire pleurer face à la dureté de la décision (1154) et confessa son choix (1175 – 1197).
Bérénice était décidée à partir lorsque Titus revint (1303, 1304). Malgré son désire de la voir rester (1312), sa décision était prise (1311).
Elle ne comprit toujours pas qu’il souhaitait son départ alors qu’il éprouvait toujours de l’amour pour elle (1345, 1346). Titus lui prit une lettre qu’elle venait d’écrire (1355) à son intention et la lut (1357). Enfin, elle se laissa tomber sur un fauteuil.
Bérénice empêcha Antiochus de partir après qu’il eut révélé à Titus son amour pour celle-ci (1469). Ne voulant blesser ni l’un ni l’autre, elle avait pris la décision de les quitter tous les deux (1494, 1505).
Elle réaffirma en premier lieu son amour (1475) et sa fidélité à Titus (11489, 1490) d’où son départ (1493, 1494). Puis, elle s’adressa à Antiochus révélant qu’elle ne partait pas pour quitter ceux qu’elle aime (1494) et lui conseilla de prendre sur son courage pour surmonter cette épreuve (1498). Elle résuma l’histoire en un simple vers :
« Je l’aime, je le fuis, Titus m’aime, il me quitte. »(1500) et lui dit de ne pas la suivre (1505).
Finalement, ses dernières paroles furent celles d’un adieu adressé à Titus (1506).