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lireenpremiere
Description du blog :
Ceci est la page spéciale révisions et approfondissement de Français pour les 1ères du LFAY.
Catégorie :
Blog Littérature
Date de création :
06.11.2006
Dernière mise à jour :
26.06.2009

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Questions sur les textes données samedi 6 juin

Publié le 07/06/2009 à 08:11 par lireenpremiere
A une passante:
Par quels procédés Baudelaire parvient-il à "créer :La présence" dans ce célèbre sonnet des Fleurs du mal?

En quoi est-on fondé à lire 'Zone" comme un manifeste de l'esprit nouveau?

Si vous étiez metteur en scène, quels conseils donneriez-vous à la comédienne qui joue bérénice pour qu'elle puisse jouer les subtilités de cette tirade (fin de l'acte 1)

quels sont les pocédés argumentatifs qui permettent au paysan de tourner les Romains ens a faveur?

En quoi "Ville" de Rimbaud correspond-il à lesthétique de la modernité définie par Baudelaire?

En quoi le texte "Ville" ressort-il au genre poétique?

En quoi peut-on lire que Le "Pont Mirabeau" comme un poème qui renouvelle le ton élégiaque?



--

Le cours d'un collègue qu'il peut être intéressant de parcourir

Publié le 07/06/2009 à 07:56 par lireenpremiere
http://www.cours-legendre.fr/docs/EAD/1ERE-Francais.pdf
Sur le roman à partir de la page 11.

A lire aussi: qu'est-ce qu'un personnage du point de vue de la sémiotique si l'on considère un personnage comme un système de signe:
http://robert.marty.perso.cegetel.net/semiotique/s087.htm

Ordre de passage du bac blanc samedi et lundi

Publié le 05/06/2009 à 06:05 par lireenpremiere
SAMEDI 6 JUIN LUNDI 8 JUIN
LUCILLE 11.30
THOMAS 12.00
ANTOINE 12.30
PHI LONG 13.00 TU ANH
PAULINE 13.30 SAMUEL
TAN 14.00 JEANNE
LOUISE 14.30 PHONG
HUONG LINH 15.00 SON
ALEX 15.30 MAI NGOC
PIERRE-JEAN 16.00 JOSEPH
LUCIEN 16.30 MINH TUAN
THAO HUONG 17.00 QUOC HUY

Sur la persécution des protestants, l'article réfugiés dans l'Encyclopédie.

Publié le 05/06/2009 à 05:59 par lireenpremiere
Pour faire un rapprochement avec le passage de l'Ingénu où ce dernier rencontre les Huguenots et déplore la révocation de l'Edit de Nantes et en même temps connaître un article subversif de l'Encyclopédie, voici l'article 'réfugiés' une lecture analytique attenante.



http://yclady.free.fr/article_refugies.html

Un article très détaillé sur la vie et l'oeuvre de Zola

Publié le 05/06/2009 à 05:53 par lireenpremiere
Pour réviser avec un regard neuf, lisez d'autres documenst et complétez ceux que vous avez déjà:
http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Zola_%C3%89mile_Zola_%C3%89crivain_fran%C3%A7ais/150676

Une chronologie très éclairante dans les cahiers naturalistes, site spécialisé sur Zola:

http://www.cahiers-naturalistes.com/pages/chrono.html

Article "Philosophe" dans l'Encyclopédie

Publié le 04/06/2009 à 14:33 par lireenpremiere
Pour bien comprendre de quoi il s'agissait et ne pas confondre avec ce que l'on appelle "philosophe" aujourd'hui, lisez l'article de l'Encyclopédie:
http://www.lettres.ac-versailles.fr/IMG/pdf/Texte_Philosophe1-2.pdf

Lisez aussi la lecture analytique proposée sur ce lien:
http://www.matisse.lettres.free.fr/philosophes/ladumarsais.htm

Question d'entretien possible: qu'appelle-t-on un philosophe des Lumières?
Suggestions de réponses:http://www.bibliolettres.com/w/pages/page.php?id_page=242

Un cours en video sur la notion d'essai

Publié le 03/06/2009 à 17:17 par lireenpremiere

un sujet approchant demandant de juger de la qualité des deux types d'argumentation

Publié le 03/06/2009 à 17:12 par lireenpremiere
Introduction]

Convaincre, c'est amener quelqu'un à reconnaître la vérité d'une proposition ou d'un fait. Pour cela, est-il préférable d'illustrer son point de vue à travers une histoire ou de présenter directement ses arguments ? Deux types d'argumentation s'affrontent : l'argumentation directe, qui expose frontalement une thèse, et l'argumentation indirecte, qui préfère recourir au discours narratif pour délivrer une leçon. Nous dégagerons tout d'abord les atouts mais surtout les limites de l'argumentation directe pour ensuite étudier ce qui fonde l'efficacité du récit à visée argumentative.



[I - Argumenter frontalement : clarté ou lourdeur argumentative ?]

[A. La clarté didactique]

Argumenter frontalement, c'est placer son discours sous le signe de la clarté. Pour le locuteur, il s'agit d'exposer sa thèse et de l'étayer, en s'appuyant sur des arguments et des exemples précis. Dans le fragment « Imagination » des Pensées, Pascal condamne cette « maîtresse d'erreur et de fausseté » et bâtit un raisonnement structuré. Il commence par donner une définition de l'imagination pour ensuite énumérer les risques qu'elle présente pour la raison humaine. Puis il étudie deux exemples concrets qui < viennent illustrer la force de perversion de l'imagination. L'organisation de la pensée est proche de la rigueur mathématique. La thèse est ferme et le lecteur peut être séduit par ce parti pris affiché et assumé.

[B. Une écriture engagée]

À cette clarté didactique dans la structuration de la pensée, s'ajoute un '>• ton assertif. Argumenter frontalement, c'est en effet s'engager. Ainsi, le locuteur n'hésite pas à s'impliquer personnellement dans son texte : Giono, dans ses Écrits pacifistes, rédige une « lettre ouverte aux paysans », dans laquelle il tonne avec violence contre la guerre : « Je n'aime pas la guerre », « Je déteste la guerre », voilà les assertions qu'il ne cesse de marteler dans son discours. En recourant au pronom personnel de la première personne, ainsi qu'à des verbes modalisateurs, Giono déploie un registre polémique, dont la véhémence s'avère propre à emporter l'adhésion du lecteur. Face à tant de conviction, ce dernier ne peut rester indifférent.

[C. Les limites de l'argumentation directe]

Certes, l'argumentation directe a le mérite de la clarté et de la franchise. Mais elle peut aussi gêner un lecteur, qui, offusqué par une vérité qu'il ne partagerait pas, pourrait se fermer. La vérité peut offenser et le but de i l'argumentation est alors manqué. Ainsi, quand La Rochefoucauld publie ' 'ses Maximes, qui dresse un constat extrêmement pessimiste sur la nature ' humaine qui ne serait qu'hypocrisie et orgueil, il froisse bien des suscepti­bilités. Une lectrice contemporaine de l'auteur écrit « [...] je trouve qu'il fait à l'homme une âme trop laide », et de fermer le recueil des Maximes... et son cœur à la vérité. L'argumentation directe peut aussi tomber dans l'écueil de la lourdeur démonstrative. L'amas de connecteurs logiques, le passage des arguments réfutés aux arguments étayés, peuvent rendre la réflexion laborieuse et indigeste. Dans son traité politique, intitulé Le Prince, Machiavel analyse les différentes formes de gouvernement et définit ce qu'est un bon prince. Le présent de vérité générale et les tournures du type « il faut que », « un Prince doit », placent la réflexion sous le signe de l'abstraction. Trop théorique, l'argumentation directe peut donc rebuter le lecteur par son aridité formelle et échoue ainsi à intéresser ou à toucher.

[Conclusion partielle et transition]

S'il faut reconnaître à l'argumentation directe le mérite de la clarté et une force dans le ton, il faut aussi admettre qu'elle peut décontenancer le lecteur par sa franchise ou sa lourdeur. Utiliser le masque du récit pour argumenter ne permet-il pas d'éviter ce double écueil ?

[Il - Le récit au service de l'argumentation]

[A. L'art du récit]

Tout d'abord, le récit à visée argumentative présente un atout majeur : au lieu de développer un discours purement argumentatif, il recourt au discours narratif, plus alerte, et donc plus apte à plaire au lecteur. Nombreuses sont les stratégies déployées pour rendre vivant un récit. Dans « Le Loup et l'agneau », La Fontaine choisit de faire alterner discours direct et récit afin de créer une polyphonie, propre à ne pas lasser le lecteur. Les auteurs d'apologues manient donc avec art les ressources du récit afin de le rendre alerte et plaisant.

[B. Invitation à une lecture participative]

Recourir à une argumentation qui se sert du masque du récit, c'est inviter le lecteur à participer à la construction d'un sens. Il doit pratiquer une lecture intelligente et active du récit. Ainsi, dans l'apologue, il est invité à lever le voile de l'allégorie et donc à effectuer un déchiffrage au niveau des personnages. Dans « Le Loup et l'agneau », chaque animal a une valeur symbolique. Le loup, qui refuse le dialogue et dévore l'agneau « [s]ans autre forme de procès », incarne la force, le pouvoir arbitraire et violent. À l'inverse, l'agneau serait l'image d'une personne raisonnable, pleine de bon sens et ouverte au dialogue. Par conséquent, sous le masque des animaux ou du merveilleux, s'écrit une vérité sur le monde des humains.

[C. Les risques du récit à visée argumentative]

Choisir le récit pour convaincre apparaît donc comme une forme effi­cace d'argumentation puisque le lecteur s'instruit en s'amusant. Cepen­dant, cette stratégie argumentative peut comporter des risques. En effet, le lecteur, puisqu'il est invité à construire le sens ultime du texte, peut échouer. Ainsi, certaines transpositions ne sont pas faciles à effectuer. Dans « La Cigale et la fourmi », il est peu aisé de déterminer la symbolique de ces deux animaux. Cette fable de la Fontaine peut être comprise à contre-sens. Certains pourraient y voir la célébration du triomphe de la Fourmi et donc des valeurs matérielles. Mais cette interprétation paraît peu convaincante. Puisque La Fontaine « chant[e] comme la Cigale », il semble difficile qu'il préconise un écrasement des poètes : au contraire, cette fable serait un appel au mécénat et à la solidarité. On voit donc que les apologues qui ne comportent pas de morales explicites ou qui posent une difficulté allégo­rique, sont susceptibles d'être mal compris.

[Conclusion partielle et transition]

Malgré le risque que prend l'auteur, qui mise sur l'intelligence du lecteur, l'argumentation sous forme de récit a plus de force que l'argumentation directe. En usant du voile du récit, elle réussit tout à la fois à plaire et à instruire.

[Conclusion]

Pour être efficace, la leçon ne doit pas être exhibée de façon, obsédante et trop explicite. Pour convaincre, mieux vaut donc illustrer son point de vue à travers une histoire que présenter directement ses arguments.



remarques sur l'apologue

Publié le 03/06/2009 à 17:05 par lireenpremiere
REMARQUE SUR LA DEFINITION DE L’APOLOGUE

Le mot "apologue" a deux sens :

1) Dans son acception courante, le mot "apologue" est un synonyme du mot "fable". La plupart des dictionnaires ne lui donnent pas d'autre sens. Le dictionnaire Robert, par exemple , définit l’apologue comme un "court récit exposé sous forme allégorique, et qui renferme un enseignement moral".

2) Par extension, les nouveaux programmes de Français désignent sous le nom général d' "apologue" tout récit à visée argumentative, quelle qu'en soit la longueur. Ainsi définie, la notion d'apologue permet de rassembler sous une même appellation des genres très divers (parabole, exemplum, fabliau, conte,
conte philosophique, roman à thèse, récits symboliques en tous genres), qui se rapprochent de la fable par la forme allégorique du récit et la subordination de la narration à une intention didactique (d'ordre moral, religieux, philosophique, politique, ou autre). La lecture efficace d’un apologue exige l'élucidation de la valeur symbolique des personnages et des situations, en référence à un contexte historique et culturel.

sujet de dissertation traité en classe le 3 juin.

Publié le 03/06/2009 à 17:02 par lireenpremiere
Dans la "Dédicace" du second recueil des Fables (dédié à Mme de Montespan), La Fontaine fait l'éloge de l'apologue :
C'est proprement un charme : il rend l'âme attentive
Ou plutôt il la rend captive
Nous attachant à des récits
Qui mènent à son gré les coeurs et les esprits.
Partagez-vous l'enthousiasme de La Fontaine pour l'efficacité persuasive du genre de l'apologue ?

INTRODUCTION
- Thème du devoir :
Définition et formes de l’apologue; succès et pérennité d’un genre : des fables de la Fontaine avec leur message moral au récit de SF du XX° siècle avec son message anti-scientifique et anti-utopique, en passant par le conte philosophique des Lumières.
- Problématique (annonce de la thèse nuancée qui va être défendue et du plan) :
D’où la question : pourquoi ce succès ? La citation de La Fontaine suggère une réponse : l’aspect divertissant de l’histoire ("C'est proprement un charme"); l’efficacité persuasive (l'auteur peut mener "à son gré les coeurs et les esprits"). A ces avantages on pourrait d'ailleurs en ajouter quelques autres, qui donneront raison à La Fontaine.
Mais le genre de l'apologue a les revers de ses qualités : argumentation par essence masquée, elle peut facilement échapper au lecteur insuffisamment averti qui n'y verra qu'un récit superficiel et enfantin; on pourra aussi lui reprocher d'agir par des moyens détournés qui reviennent à manipuler le lecteur : La fontaine ne dit-il pas lui-même : "il rend l'âme attentive / Ou plutôt, il la rend captive" ( champ lexical de l'emprisonnement: captif, attachant, mènent)?

1ere partie : LES AVANTAGES DE L'APOLOGUE liés àsa séduction
1) l’avantage de la brièveté
Argument : L’apologue donne la possibilité d’exprimer des idées souvent complexes sous une forme d’une extrême simplicité et d’une extrême concision ; facilité d’accès, évite l’ennui, permet de toucher un vaste public.
Exemples :
- exemple classique de la fable animalière (La Fontaine)
- la richesse de signification d’un texte de quelques lignes comme « Petite digression »
- un autre exemple voltairien : la parabole des rats et du navire dans le dernier chapitre de Candide

2) l’aspect divertissant de l’histoire
Argument : on persuade mieux le lecteur en l’amusant, en l’intéressant à une histoire pleine de rebondissements, qu’en lui tenant des discours sérieux . C’est la thèse défendue par La Fontaine dans sa fable : « Le pouvoir des fables ».
Exemples :
- le charme de Candide dû à la rapidité de l’histoire, à l’accumulation des péripéties, et à l’ironie constante du récit, met les rieurs du côté de l’auteur.
- de même, le comique d’un film comme Les Temps modernes
- de façon générale, les auteurs d'apologues savent toucher un large public en empruntant aux genres populaires à la mode ( le récit de SF au XX° siècle - Huxley, Orwell -; le récit de voyage imaginaire dans Les Voyages de Gulliver de Jonathan Swift, le conte populaire dans Gargantua de Rabelais, etc...)
3) la force de persuasion de l’histoire
Argument : l’apologue permet d’incarner des idées politiques, des attitudes morales ou des choix philosophiques dans des personnages (sympathiques ou antipathiques) et des situations qui marquent le lecteur
Exemple : la polémique Voltairienne contre la religion, les jésuites, l’explication providentielle du monde dans Candide : Voltaire emporte facilement l’adhésion en caricaturant le point de vue chrétien sous les traits ridicules de Pangloss ou du frère de Cunégonde ; les situations catastrophiques qu’il accumule convainquent sans peine le lecteur que le monde est un chaos.
4) l’effet protecteur de l’argumentation allusive.
Argument : l’apologue permet d’éviter la formulation explicite de la thèse soutenue. Lorsque le caractère subversif de cette thèse pourrait mettre en danger l’auteur du texte, cette particularité peut être salutaire. Par ailleurs, elle permet d’éviter l’effet parfois rebutant pour le lecteur effarouché et à demi-convaincu d’un discours trop violent ou d’une dénonciation trop précise. Condorcet – dans l’extrait de son essai : « Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain » - souligne le talent des philosophes : « couvrant la vérité d’un voile qui ménageait les yeux trop faibles, et laissait le plaisir de la deviner ».
Exemples :
- les attaques de Cyrano de Bergerac contre la monarchie dans « Les empires de la lune et du Soleil » passent plus facilement parce qu’elles se situent dans un décor de conte carnavalesque ou de SF
- Petite Digression : Les attaques contre le pouvoir (le Petit Conseil = le gouvernement, le conseil des ministres, le "Petit Conseil" de Genève) sont masquées par la fiction de l’hospice des quinze-vingts.
- Les attaques d’Orwell contre le système soviétique étaient moins choquantes en 1947 pour un homme de gauche sous le masque des animaux de la ferme etc…
- le discours anti-moderniste de Huxley contre le fordisme, la génétique, la libération sexuelle choque moins certaines sensibilités sous la forme indirecte du Meilleur du monde que s’il avait écrit un pamphlet avec les mêmes thèses
5) Le plaisir de deviner.
Argument : l’apologue instaure entre l’auteur et le lecteur un jeu de complicité qui en fait aussi le succès. Condorcet le souligne quand il note dans la phrase citée plus haut : « et laissait le plaisir de la deviner ».
Exemples :
- le fonctionnement allégorique de récits comme Gargantua , Gulliver ou la ferme des animaux, mettant en scène sous des masques des personnages politiques connus : Charles Quint, François Ier ; Horace Walpole, Georges 1er ; Staline, Trotsky … est pour le lecteur informé un attrait supplémentaire.
- De même dans Candide, les allusions à Frédéric II de Prusse (le château de Sans-Souci, qui n’a qu’une porte et des fenêtres), à la guerre de 7 ans…

2° parte : LES RISQUES DE L'APOLOGUE. Les limites de son efficacité par rapport à l'essai qui cherche à convaincre plsuqu'à séduire.

1) Un risque d'incompréhension :
Argument : Nous avons noté comme un avantage le plaisir de deviner : l'apologue exige une certaine communauté de culture, une certaine complicité entre l'auteur et le lecteur. Mais cette communauté de culture n'existe pas nécessairement.
Exemples :
- Ainsi, on peut parfaitement lire "La ferme des animaux" d'Orwell, sans comprendre qu'il y a là une réflexion sur le destin de l'idée communiste dans la première moitié du XX° siècle, à partir de l'expérience de la révolution russe.
- On peut même faire de véritables contre-sens : par exemple, croire que Voltaire dans Candide critique les Philosophes des Lumières sous prétexte que Pangloss y apparaît comme le type du Philosophe.
De telles erreurs ou insuffisances de lecture, dues à une connaissance déficiente du contexte sont fréquentes dans l'apologue et en partie inévitables dès lors que le discours de l'auteur est un discours codé. La Fontaine lui-même insiste dans la Préface de 1668 de ses Fables pour que le lecteur n'y voie pas des "badineries", "car dans le fond elles portent un sens très solide". Preuve que le grand fabuliste craignait une mécompréhension du sens profond de son oeuvre.

2) Un risque de manipulation :
Argument : En prenant l'exemple de Candide, nous avons montré l'efficacité persuasive de l'apologue : simplification des idées, incarnation de l'idée adverse sous forme de personnages caricaturaux, choix de situations puissamment symboliques. Mais cette façon de convaincre respecte-t-elle toujours la liberté de penser du lecteur? s'adresse-t-elle toujours à son intelligence? n'a-t-elle pas trop tendance à jouer sur des oppositions manichéennes entre les bons et les méchants?
Par exemple : quand on voit le film « Mission », qui inverse complètement la problématique politique et religieuse concernant certains événements historiques évoqués par Voltaire (les missions jésuites du Paraguay), on est tout aussi convaincu qu'à la lecture de Candide. Preuve de la force de conviction d’une histoire : les jésuites sont incarnés dans des personnages sympathiques, les missions jésuites deviennent un Eldorado. Il suffit que l'histoire soit racontée autrement et le lecteur ou le spectateur change sa façon de voir : n'a-t-il pas été manipulé? Par l'un et l'autre auteurs ?

CONCLUSION
L’apologue est une arme efficace dans le combat idéologique . Cette particularité explique sans doute la permanence du genre, et son renouvellement. Mais il faut en reconnaître les limites, les dangers, et savoir en tenir compte, en tant qu'auteur, en tant que lecteur.

Le sujet peut se traiter en trois partie en partant des termes de la citation de La Fontaine:
1. L'apologue, un excellent moyen de persuader qui "charme' séduit.
2. Les limites de sa séduction par arpport au genre de l'essai et à d'autres façons de persuader ou de convaincre.
3. D'indéniables réussite quand "il mène le coeur et l'esprit" c'est-àdire joue à la fois de la persuasion qui touche et émeut et de la conviction qui fait appel à la raison.

[url]Un bon exercice pour ceux qui n'étaient pas en cours cet après midi serait de chercher des exemples dans le cours en particulier dans l'Ingénu et dans la fable Le Paysan du Danube à la place des ex. qui figurent dans le corrigé proposé.[/url]
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