Créer un blog Présentation

Nom du blog :
lireenpremiere
Description du blog :
Ceci est la page spéciale révisions et approfondissement de Français pour les 1ères du LFAY.
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
06.11.2006
Dernière mise à jour :
12.05.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<

Navigation

Accueil
Livre d'or lireenpremiere
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Dissertation: Le théâtre à être lue ou représenté?
· Dissertation sur le personnage principal
· Sujet sur la poesie ( entraînement)
· Poésie\Théâtre
· programme provisoire: le personnage de roman
· Construction du personnage
· Notes sur la scène 1 du Tartuffe
· Arts poétiques: Fonction du poète
· Descriptif de la liste de textes
· la preciosite

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

OK
11.05.2008
Corpus
11.05.2008
EVE ANGELI
09.05.2008
coucou
08.05.2008
cadou
08.05.2008
poésie
08.05.2008
Evolution
06.05.2008
stp
26.04.2008
conclusion
26.04.2008
???
26.04.2008
poésie et peinture
26.04.2008
comens
26.04.2008
coments
25.04.2008
coments
25.04.2008
avis
24.04.2008
Racine/Molière
24.04.2008
le roman
22.04.2008
le roman
22.04.2008
l'assommoir
21.04.2008
pourquoi?
21.04.2008
RSS

Blogs 1 à découvrir :

· alichibani
· nosimpressions
· francevuepar
· djimy
· topact
· pokenews
· cecinestpas1blog
· avisderecherches
· debodauphin
· letrianglenormand

Poesie et ambivalence

Poesie et ambivalence

Posté le 29.04.2008 par lireenpremiere
Comme promis...voici ma dissertation
bonnes vacances a tous !!


Pour Baudelaire, l’homme porte en lui « deux postulations simultanées, l’une vers Dieu, l’autre vers Satan ». En effet, l’homme est sujet aux aspirations contradictoires, toutes ambivalentes, qui déterminent sa condition. La recherche de la beauté, l’aspiration vers le Bien suprême, vers Dieu, ne sont pas dissociables d’un élan vers le Mal. L’attraction du mal est irrésistible, il existe toujours une part de mystère dans ce qui est maléfique, une satisfaction à commettre des péchés. Les Fleurs du Mal. Ces deux postulations ambivalentes peuvent se résumer à cet oxymore que Baudelaire a attribué à son recueil, symbolisant toute sa problématique artistique à savoir comment extraire la Beauté du Mal. De même, un recueil voit le jour au XXème siècle portant le titre de L’Enchanteur Pourrissant. En réécrivant la légende de Merlin, Apollinaire a-t-il voulu illustrer la condition de celui qui « enchante », qui charme, qui est celle d’être condamné à la finitude ? Les poètes ne choisissent pas de titres au hasard, surtout ceux d’une œuvre à part entière. Celui-ci doit illustrer le projet artistique de l’auteur, doit en quelques mots exprimer l’essence de sa poésie. Or ces « formules », pour revenir sur la qualité incantatoire de la poésie, en diraient autant qu’un long essai philosophique sur la condition humaine, voire plus. En quoi la poésie est-elle donc particulièrement apte à traduire les ambivalences de la condition humaine ?
Nous allons d’abord voir en quoi la poésie permet de traduire avec tant de justesse cet élan de l’homme vers un Idéal qui relève du Bien, en célébrant le monde. Mais l’enjeu de la condition humaine est plus complexe que cela, car l’homme malgré tout a de fortes pulsions vers le Mal. Enfin, nous allons voir en quoi la poésie est l’expression même du rapport que l’homme entretient avec le monde.




« Chaque homme porte en lui la forme entière de l’humaine condition » a dit Montaigne. Mais tous ne peuvent pas la formuler, la mettre en mots pour la faire partager. Cette écriture naît sans doute d’un besoin vital de donner vie à son message, en empruntant à la poésie sa capacité à enchanter, afin que le message ne paraisse que plus fort. Ce n’est pas un hasard si la poésie a parcouru toutes les thématiques de l’amour. Du désespoir le plus sombre de El Desdichado de Nerval à l’éloge de la femme aimée, la beauté est le but recherché dans un poème, la sublimation des sentiments. Combien de poèmes courtois, de poèmes pétrarquistes exaltant la beauté féminine ont-ils enchantés les belles dames ! Dans ce sens, la poésie est également pour le poète un moyen de séduction, rappelons-nous des célèbres vers de Ronsard : « Mignonne, allons voir si la rose… », en hommage à sa belle Cassandre. D’autres poètes ont également fait des éloges de la bien-aimée, réalisant quelque fois d’impressionnants blasons de femmes. Ce lyrisme de célébration est la particularité du genre poétique. La musicalité du poème, l’harmonie des sens et des mots baignent le poème dans une atmosphère quasi-magique. Un support parfait pour le poète où déverser ses sensations, la poésie étant l’expression des sentiments par excellence. C’est ainsi la possibilité pour le poète de mettre en mots son aspiration vers un idéal des sentiments les plus purs et les plus nobles. Un poème devient donc un bijou précieux, une partie de son âme cristallisée, qui a la capacité à raviver les sensations à chaque lecture.

« La vraie vie est ailleurs » disait Rimbaud. Car l’homme n’a jamais cessé de chercher dans l’ailleurs quelque chose de nouveau, pour échapper à sa misérable condition sur terre. La poésie peut-elle être le pont menant de l’autre côté de la vie ? Cette aspiration à l’ailleurs est fondée sur le fait que la poésie puisse nous transporter loin, puisse permettre l’évasion, du corps et de l’esprit. En effet, notre corps répond différemment à chaque poème, provoquant chez le lecteur la découverte de nouvelles sensations, ce qui permet l’évasion de son corps. L’invitation au voyage de Baudelaire est un titre très explicite, comme si l’aventure ne durait que le temps de la lecture. De même, Parfum exotique met en place un Eden rêvé où le lecteur peut facilement s’aventurer en parcourant les mots des vers. Seule la poésie a la vertu de nous mener ailleurs avec tant de facilité, car loin d’être figée, elle amène le lecteur à vivre ce qu’elle dit. De nombreuses synesthésies conduisent le lecteur à avoir les sens exacerbés, pour pénétrer plus facilement dans l’ailleurs, la seule condition est de se laisser guider.

Mais l’aspiration la plus forte est un idéal proche de Dieu. Si la théorie des correspondances donne au poète cette haute fonction d’intermédiaire entre Dieu et les hommes, le seul accès possible au commun des mortels est d’emprunter la voie des poèmes. L’homme espère par la connaissance atteindre le divin. Il en connaît déjà une part, car comme le dit Pascal : « la grandeur de l’homme est grande en ce qu’il se connaît misérable ». Cette connaissance lui suffit pour se rapprocher de Dieu, car il est conscient de sa propre condition. Cette tension vers l’Idéal est également ce qui pousse à faire du Bien. Ce transport vertical est parfaitement transcrit dans Elévation dans Les Fleurs du Mal. Le poème illustre une montée progressive, mettant le voyageur au dessus de tout, d’abord les étangs et ensuite les mers, finalement les étoiles, tout est dépassé par le poète. « Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse/ S’élancer vers les champs lumineux et sereins ».

Cette volonté de transcendance est reliée également à la tentation de l’immortalité. Or la poésie est totalement reliée à l’idée d’immortaliser un fait, une sensation, peut être toute l’essence de l’être humain par le processus de cristallisation. Cette dimension de la poésie est liée à la fonction du poème comme un monument, en latin « monumentum » souvenir. Cette fonction de la poésie est d’ailleurs issue du mythe d’Orphée, originel de la poésie. La fidélité d’Orphée, même démembré, durera toujours, et le poète prononcera toujours le nom de sa bien-aimée dans le souvenir des beaux jours… Eurydice…Eurydice
Il est donc établi que la forme poétique permet de rendre compte de nombreuses aspirations des hommes vers un Idéal. Mais cet idéal, provoqué par l’évasion, n’est qu’illusoire et c’est une façon d’oublier le Mal.




La poésie est la transcription d’un sentiment, d’une pensée avec le matériau que sont les mots. Elle naît d’un manque, d’un mal qu’on essaie de dissimuler habilement derrière les mots en cherchant une consolation. Ce lyrisme a pour origine les chants d’Orphée, « les chants désespérés [mais] les chants les plus beaux ». Ainsi les poètes ont chanté leur « Mal du siècle », comme Musset ou Lamartine, ou encore ont chanté leur amour perdu, comme Apollinaire dans La Chanson du Mal-Aimé : « Adieu faux amour confondu / Avec la femme qui s’éloigne / Avec celle que j’ai perdue / L’année dernière en Allemagne ». Ces vers sont la preuve de ce qui le rattache à la tradition poétique : l’expression de la mélancolie. Le fait de transposer un mal en mots fait parti d’un processus de guérison de ces maux. Ecrire c’est éloigner de soi les maux, les emprisonnant dans une page blanche. Baudelaire n’a-t-il pas écrit quatre poèmes nommés Spleen pour essayer de mettre à distance ce sentiment mélancolique ? La poésie apparaît donc comme un remède pour l’âme, une consolation inédite qui apaise la douleur par sa qualité d’enchantement.

Si le mal peut être apaisé, il n’en reste pas moins exquis. La poésie permet le chant du Mal, mais le génie reste encore à le rendre sublime. Baudelaire n’ignorait pas cette faculté de la poésie, car son projet était réellement d’extraire la beauté du Mal, ou de transposer le mal en beauté artistique. Tout homme est son propre bourreau, semble vouloir dire Baudelaire dans son L’Héautontimorouménos, le bourreau de soi-même. C’est un sujet philosophique qui est abordé dans ce poème, à savoir la pluralité du « Moi », ou le questionnement de l’origine du Mal. Le Mal est présent dans la débauche à laquelle Baudelaire et Apollinaire réservent deux poèmes significatifs : Les deux bonnes sœurs et Marizibill. La poésie permet de dire ces débauches du quotidien car la poésie dit la vérité mais aussi le réel. La pulsion vers le mal est également visible dans des élans vers le diable, d’où une longue série de Litanies de Satan dans Révolte des Fleurs du Mal. Ces manifestations du Mal, si terribles soient-elles, auront toujours une place dans la poésie en tant que « Fleurs ».

De part le fait que la poésie puisse sublimer le Mal, elle peut également transcrire un phénomène aussi intense que le cri. Chaque personne a un cri intérieur, qui parfois ne se libère pas tout seul, un cri de désespoir qui fait mal, un cri contre la condition humaine. « Comment écrire le cri » est une problématique qui ne s’est imposée que récemment, mais déjà les poètes contemporains l’ont traitée dans leurs poèmes. « Bruits qui brûlent », « Le vent invente un chant avec les ruines », ou encore « Syllabes déchirées entre la lumière et l’abîme » sont des phrases poétiques de Dominique Grandmont, presque des aphorismes comme le faisait Guillevic. Ces phrases délivrent une intensité proche du cri, c’est pourquoi on appelle cette poésie la poésie du cri. « Pourquoi telle vocifération n’est pas cri et pourquoi tel silence est cri ? » telle est la question que soulève Alain Marc dans son essai sur l’écriture du cri. Cette entreprise témoigne de l’intensité de la poésie, le fait qu’elle dise l’essentiel, « les cris qui proviennent de la finesse des moelles » comme le disait Antonin Artaud.

Mais ce qui fait l’unité des hommes et leur condition est le fait que nous sommes exposés à la finitude. C’est en quoi l’homme est misérable. Après la tentation d’évasion, le réel resurgit, brisant le rêve : « mon verre s’est brisé comme un éclat de rire » dans Nuit Rhénane. La poésie a pour mission de créer du lien entre les hommes, la correspondance horizontale, pour rappeler qu’il existe une fin à tout. Mais au fond, l’homme a une aspiration à la mort comme une délivrance. Dans les Fleurs du Mal, après toutes les vaines tentations d’échapper au Spleen, la mort semble être la réelle issue possible, comme l’indique la dernière section intitulée La Mort. C’est pourquoi nous pouvons observer l’omniprésence de la mort dans toute poésie, car nous sommes des êtres périssables, le jouet de notre condition. Si pendant notre existence nous avons enchanté, un jour nous pourrirons tous. Et ce sont les poètes, avec leur sensibilité supérieure, le voyant, celui qui n’est en aucun cas perturbé par aucun divertissement, qui saura nous avertir du bout du chemin. Guillevic le dit avec une telle simplicité et en même temps d’une profondeur inouïe cette vanité de vouloir chercher l’ailleurs, car « l’horizon nous condamne au cercle »…
Mais puisque le Bien et le Mal sont tous d’importance égale, la poésie peut-elle trouver une forme qui puisse concilier les deux ?




Spleen et Idéal, une section des Fleurs du Mal, tente déjà de rallier les deux entités antithétiques avec la conjonction de coordination « et ». Mais la poésie peut encore aller plus loin dans l’alliage, car elle peut créer une nouvelle entité, à savoir les fleurs du mal, à partir de l’oxymore et des métaphores. De nombreux poèmes rendent compte de ces ambivalences entre le Bien et le Mal, entre l’Immortalité et la Finitude, l’homme Grand et l’homme Misérable. L’alchimie des mots que permet la forme poétique donne lieu à la fusion de deux contraires, caractéristiques de l’ambivalence de la condition humaine. La poésie permet de rendre compte de ce lien étroit entre la beauté et le Mal, comme dans la légende de l’ondine allemande réécrite par Apollinaire, La Loreley. La beauté exquise semble avoir une origine incertaine, comme le suggère Baudelaire dans L’Hymne à la beauté : « Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres » ? Mais en fin de compte, « Que tu viennes du ciel ou de l’enfer, qu’importe », le poète semble dire que l’important est qu’elle soit là et non d’où elle vient. Il en est de même pour les hommes. D’où qu’ils viennent, qu’ils soient du côté du Mal ou du côté du Bien, l’important est qu’ils soient présents, exprimant la forme entière de l’humanité. C’est dans ce sens que la poésie va au-delà des ambivalences de la condition humaine, elle les transcrit, les traduit, certes, mais surtout elle interroge sur ces ambivalences. La poésie interroge sur l’existence de l’homme, sur l’existence même de cette condition humaine, sur le rapport qu’entretient l’homme avec le monde…
La poésie va par-delà l’ambivalence de la condition de l’homme, car elle est l’expression même du rapport que l’homme entretient avec le monde. Le lyrisme s’est développé après la chute du second empire, avec tous les romantiques, la poésie engagée pendant de longues luttes guerrières. Dans ce sens, la poésie est l’expression d’une communauté, elle est communication. Mais elle peut n’être liée à aucune circonstance, car la poésie est née avec le contact entre l’homme et le monde, l’homme et la Nature, l’homme et la société. La première fonction qu’elle a acquise est celle de nommer les choses auxquelles l’homme est confronté dans le monde. Et même si le monde évolue, la poésie garde ce devoir, comme le font si bien les poètes modernes comme Apollinaire dans Zone, dans cette déambulation dans un univers moderne. D’autres encore, Blaise Cendrars, dans La Prose du Transsibérien, est un poète moderne, un poète du nomadisme. La poésie exprime ce rapport entre l’homme et le monde, un rapport ambivalent, à la fois il relève de la célébration, et en même temps il est expression du « moi » confronté au monde.
La vie ne vaut-elle rien ? Ou rien ne vaut une vie ? L’essence même de la poésie est semblable à celle des hommes. « La poésie est utile dans son inutilité ». C’est justement parce que la poésie ne sert qu’à elle-même que son pouvoir d’enchantement est infini. C’est dans sa gratuité, comme celle d’une vie, que la poésie est fondamentalement importante. Elle n’exige pas grand-chose de la part du lecteur, seulement un peu d’écoute, de laisser aller, car « la poésie s’explique sur le champs », comme le dit Louis Zukofsky, « sauf aux paresseux et aux insensibles ». Mais ceux-ci passent à côté d’une chance inouïe de découvrir un univers qui foisonne de vivant, dans chaque sensation qu’elle provoque, dans tout ce qu’elle dit, et elle ne dit que l’essentiel. Et qui aurait pu dire qu’un poème comme Cortège, un poème si hermétique et si peu semblable aux autres, pourrait comporter l’essentiel de la vie ? Car un jour, s’il arrive que tout disparaisse, ces vers resteront toujours, témoins des hommes : « Un jour/ Un jour je m’attendais moi-même/ Je me disais Guillaume il est temps que tu viennes » ou encore, « Rien n’est mort que ce qui n’existe pas encore ».




Ainsi, la poésie a cette particularité de pouvoir rendre compte de la célébration du monde et de la beauté, par ces nombreuses qualités enchanteresses. Elle est également une forme de transcendance, dans la mesure où elle dit avec finesse cette aspiration vers un Idéal, vers Dieu, vers l’immortalité que tout homme porte en lui. Mais la poésie est également lyrisme, un refuge pour les âmes désenchantées cherchant un remède à leurs maux. Certains sont même allés très loin dans les maux, cherchant dans les maux profondément enfouis, et veulent exprimer le cri du mal lié à la conscience de la finitude. Elle est aussi cet élan intense vers le Mal, vers la mort comme seule échappatoire à la réalité douloureuse. Mais par-delà toutes ces aspirations, toute cette ambivalence, la poésie réussit à les concilier par la magie de ses métaphores, la poésie joue avec les mots. Mais est-elle seulement un jeu, sans but ni utilité ? Elle est ce qui est plus utile, mais sous l’appât d’une inutilité, c’est pourquoi certains s’en détournent. Ceux là ne le savent pas, mais la poésie est l’expression du rapport entre l’homme et le monde.
Mais la poésie n’est pas la seule transcription possible de cette relation particulière que l’homme connaît avec le monde. Tout art est finalement la manifestation de ce sentiment intérieur contenu dans chaque être humain, que ce soit l’art du dessin, l’écriture ou encore la musique.


Thao


:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre message : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

:: Les commentaires des internautes

Evolution
Posté par Philippe Le Badezet le 06.05.2008
Cela fait vraiment plaisir de lire une dissertation comme celle-ci.


Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus