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lireenpremiere
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Ceci est la page spéciale révisions et approfondissement de Français pour les 1ères du LFAY.
Catégorie :
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Date de création :
06.11.2006
Dernière mise à jour :
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Zola-journaliste

Zola-journaliste

Publié le 03/12/2008 à 12:00 par lireenpremiere
Introduction

A 19 ans, Emile Zola commence à écrire des articles dans les journaux, au début dans le journal « La Provence » en 1859. Pendant toute sa vie, il a participé à de nombreux journaux comme « Le Figaro », « L'Événement Illustré », « La Cloche », « Le Voltaire », ces quotidiens lui permettent de publier rapidement ses textes, de montrer ses qualités d’écrivain à un large public et la presse est pour lui : un « puissant » levier pour sa carrière littéraire. En 1881, parvenu à l'autonomie financière grâce à la publication régulière des Rougon-Macquart, il cesse son travail de journaliste en collaborant avec le journal « Le Globe ». À cette occasion, il publie des « adieux » dans « le Figaro » le 22 septembre, dans lesquels il dresse un bilan de quinze années de combat dans la presse. Il ne reprend la plume du journaliste, qu'à l'occasion de l'affaire Dreyfus en 1897, puis principalement au journal « Le Figaro » et à « L'Aurore ».



I/ Emile Zola - Journaliste littéraire

Dès 1863, Zola collabore épisodement puis régulièrement à partir de 1866 aux rubriques de critique littéraire et artistique de différents journaux. Cette activité de journaliste occupera toujours une place essentielle dans sa vie
Il fait ses débuts véritables dans les journaux du Nord de la France, opposants de second empire. Zola met en profit sa connaissance des mondes littéraires et artistiques pour rédiger des articles de critique. A 26 ans, il tient les deux chroniques dans le journal « L’Evènement ». Dès lors, ses contributions sont de plus en plus nombreuses : plusieurs articles dans les revues et journaux très variés ou on peut citer les principaux : « L’Evènement » et « L’Evènement illustré », » Le petit journal »( entre 1864 et 1865), « La vie parisienne » - journal hebdomadaire illustré (en 1865), « Le globe » en 1868, etc....
Outre la critique (littéraire, artistique ou dramatique), Zola a publié dans la presse une certaine de contes comme dans le journal « L’Illustration », il donne ses deux contes comme par exemple : Les contes à Ninon publié en 1864 qui rencontrent un certain succès et tous ses romans en feuilleton comme Le Vœu d'une morte, qui paraît en feuilleton du 11 au 26 septembre en 1866 dans le journal « L’Evènement », Thérèse Raquin, son 3e roman naturaliste publié dans « L’artiste » en 1867, Les mystères de Marseille, un roman épique publié en 1868 et le roman La Curée publié en 1870 dans le journal « La Cloche ». Ainsi, il a livré une nouvelle publiée dans « Le Figaro » le 24 décembre 1866, intitulée Dans Paris. Un mariage d'amour.
Zola pratique un journalisme polémique, dans le quel il affiche ses haines, mais aussi ses goût, mettant en avant ses positions esthétiques et politiques. Il maîtrise parfaitement ses interventions journalistiques, en utilisant la presse comme un outil de promotion de son œuvre littéraire.


II/ Emile Zola – Journaliste politique

En 1869, la libéralisation de la presse permet à Zola de participer activement à son expansion. Par des amis de Edouart Manet, un peintre impressionniste, Zola entre au nouvel hebdomadaire républicain « La Tribune » qu’il collabore de 1868 et 1870, ou il pratique ses talents de polémiste par l’écriture de fines satires anti-impériales.
Mais c’est à « La Cloche » que ses attaques les plus acides contre le second empire sont publiées, dans ce journal 368 articles sont écrits entre 1871 et 1872. Extrait de la Lettre de Zola à Louis Ulbach du 9 novembre 1871, parue dans la Cloche du 8 novembre, à la suite de l’interruption de la publication de la Curée en feuilleton.

« La curée n’est pas une oeuvre isolée, elle tient à un grand ensemble...je veux écrire l’Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le second empire. Le premier épisode, La fortune des Rougon, qui vient de paraître en volume, raconte le coup d’Etat, le viol brutal de la France. »

« Pendant trois années j’avais rassemblé des documents, et ce qui dominait, ce que je trouvais sans cesse devant moi, c’étaient faits orduriers, les aventures incroyables de honte et de folie, l’argent volé et les femmes vendue. Cette note de l’or et de chair, cette note du ruissellement des millions et du bruit grandissant des orgies sonnait si haut et si continuellement, que je me décidai à la donner. J’écrivis La Curée. Devais-je me taire, pouvais je laisser dans l’ombre cet éclat de débauche qui éclaire le second Empire d’un jour suspect de mauvais lieu ? L’Histoire que je veux écrire en serait obscure. »

Dans la suite de l’extrait que La curee est un livre dans lequel Emile Zola a voulu montrer à quel effroyable écroulement on en arrive, lorsque les moeurs sont pourries et que les liens de famille n’existent plus. A travers les trois personnages principaux Rénee, Maxime et Aristide Saccard : Rénee, une parisienne affolée de luxe et de la vie à outrance, puis Maxime, le produit d’une société épuisée et Aristide Saccard , le spéculateur né des bouleversements de Paris, l’enrichi impudent qui joue à la Bourse avec tout ce qui tombe sous la main, avec ces trois caractères monstruosités sociales, il a essayé de donner une idée de l’effroyable bourbier dans le quel la France se noyait.

Pendant un an, de 1869 à 1870, il a écrit plus de deux cent cinquante chroniques parlementaires lui permettant de se faire connaître dans le monde politique. Parfois, ses engagements sont peu risqués car il a tombé deux fois sous le coup de la loi et mis en état d’arrestation en mars 1871. Mais ces arrêts n’ont pas de conséquences et à chaque fois, il a été libéré le jour même.
Il écrit également dans un journal de gauche, le « Figaro », dans le « Globe », le « Gaulois » et la « Libre Pensée ». En 1871, il est journaliste parlementaire à la « Cloche » et collaborateur régulier du journal « Sémaphore de Marseille » et du « Messager de l’Europe ». Il défend aussi activement les communards graciés par la loi d'amnistie(en 1880), en évoquant les parias de la Révolution de 1848 dans « Le Ventre de Paris » et en soutenant notamment Jules Vallès afin qu'il puisse publier ses propres textes. Ce seront les derniers articles politiques de Zola, puisqu'il a entrepris le cycle des Rougon-Macquart qui va l'occuper pendant vingt-deux années( de 1871 à 1893).
Le 13 janvier 1898, son article célèbre « J’accuse... ! »est publié dans « L’Aurore » – un journal littéraire, artistique et sociale. Elle représente la première synthèse de l’affaire Dreyfus, pourque le public découvre enfin dans sa globalité. Zola a révélé ce scandale qui a provoqué une succession de crises politiques et sociales uniques en France. Il s’expose personnellement à des poursuites judiciaires afin de relancer le débat sur cette affaire et de le ramener au sein d’une enceinte judiciaire civile.
Zola reste soigneusement à l’écart du monde politique, auprès duquel il sait s’engager, mais avec retenue, recul et froideur.
L’action politique ne l’intéresse pas et il n’a jamais été candidat à aucune élection. Il agit comme un libre penseur, un moraliste indépendant ce qui lui apporte une stature de libéral modéré.


Conclusion :
Grâce à ses travaux journalistiques, Zola a rencontré de nombreux amis comme Gustave Flaubert en 1871 qui l’introduit auprès de Alphonse Daudet, ainsi des jeunes écraivains à cet époque comme Guy de Maupassant, Paul Alexis, Henri Créard. Ces journaux l’ont aidé devant les difficultés sur le plan financier, par exemple ses romans en feuilleton lui apportent mille cinq cents francs en moyenne et ses droits d’auteurs cinquante centimes par volume vendu.




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:: Les commentaires des internautes ::

boukhchim le 14/10/2009
Bonjour, je suis doctorant, je prépare une thèse sur Zola journaliste .Je cherche une collaboration sur ce sujet sur lequel la critique n'est pas encore trés avancée.merci de m'aider.