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lireenpremiere
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Ceci est la page spéciale révisions et approfondissement de Français pour les 1ères du LFAY.
Catégorie :
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Date de création :
06.11.2006
Dernière mise à jour :
26.06.2009

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tu m'as beaucoup aidée, merci. j'avais un devoir maison sur l'engagement et je désespérais de rien trouver. :3
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A une Passante (lucile)

A une Passante (lucile)

Publié le 15/06/2009 à 10:40 par lireenpremiere
mix entre note du cours, TDC et document internet.

A une passante

La structure

forme fixe du sonnet: oppose l'instant de l'apparition et de la disparition de la passante, le passage de l'éblouissement et de la déploration
v.9 : pivot de cette structure antithétique -> condence l'experience en une phrase nominale et suggère l'evanesence grace aux points de suspension « un éclair...puis la nuit »
rupture des 2 moments du poème aussi par un changement d'énonciation: évoquation de la rencontre au passé dans les 2 quatrains et invocation à l'inconnue disparue à la 2ème personne du s.

l'apparition fulgurante

1er vers: pose le décor urbain de la rencontre
la grande ville: univers hostile, encerclant le « moi », personnification de la rue, déshumanisation des passants, les assonances en « u » et « an » et les allitérations en « r » suggère le bruit assourdissant.
L’effet est amplifié par le double hiatus symétrique du début et de la fin du vers : « rue-assourdissante » (hiatus /u-a/) et « autour de moi-hurlait » (hiatus /a-u/). L’hiatus, qui rend la phrase difficile à articuler, a toujours pour effet d’amplifier la rugosité d’un vers
Renversement de sonorité « la rue...hurlait », l'imparfait duratif: « je » individu solitaire, anonyme dans la foule.
La passante semble eclipser tout ce qui l'environne
apparition: longue phrase
allongement des mots qui semble representer sa silhouette: longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse.Le rythme s’allonge, semblant épouser la progression de la passante vers le narrateur. Il fait monter le suspens que l’auteur a recherché en faisant précéder l’arrivée du mot « femme » par une énumération de quatre adjectifs et noms apposés.
Vers 2-5 : la femme en mouvement. Les vers 2 à 5 présentent la passante en suggérant la progression de la vision : simple silhouette au départ (« Longue, mince … »), puis la vision semble se rapprocher et se détailler (la main au vers 3, la jambe au vers 5). Le vers 5 correspond à une immobilisation de la vision sur une image fixe (« sa jambe de statue »).
Le mouvement semble s’immobiliser au vers 5 avec la comparaison « sa jambe de statue ». Cet arrêt sur image représente peut-être comme une image mentale idéalisée, la dernière que conservera le narrateur après la disparition de la passante.
La description de la passante insiste sur son élégance : son allure générale est « majestueuse » ; le geste de sa main évoque le faste, c’est à dire le luxe (« fastueuse ») ; au vers 5, elle est encore qualifiée par l’adjectif « noble ».
L’habillement est celui d’une bourgeoise : elle porte une robe longue, qu’il faut soulever pour éviter que l’ « ourlet », c’est à dire le bas de la robe, traîne par terre ; un « feston », c’est à dire une pièce de broderie, orne cet ourlet ;
La description suggère aussi la perfection physique : sa silhouette est élancée (« longue, mince »), son corps est à la fois sculptural (« jambe de statue ») et « agile » : deux qualités presque opposées, qui évoquent une beauté parfaite. L’expression « fugitive beauté » confirme cette image d’une femme incarnant pour l’auteur l’Idéal féminin.

Sa tenue de « grand deuil » et sa « douleur majestueuse » = charme de la femme fatale
la diérèse dans les mots à la rime «  majestueuse », « fastueuse », en echo à la statue, la désigne comme une tueuse, « le plaisir sui tue ».

du coup de foudre à l'impossible rencontre

vers 6-8: boulversement du poète par cette apparition
Le récit nous fait passer de la femme à l’homme qui la regarde. Le vers 6 note la paralysie du narrateur (« crispé comme un extravagant ») sous l’effet de la fascination. La fascination est évoquée par les verbes « boire », synonyme de sentir avec avidité, ou encore le verbe « fascine » : l’homme dévisage la femme dont il admire la beauté, s’absorbe avidement dans sa contemplation.
Antithèse entre les mots « douceur » et « tue » (v8), montre l'ambivalence de cette passante: pouvoir de vie et de mort sur celui qu'elle a fait renaitre d'un seul regard
Le portrait moral (vers 5 et 6) : sa grande beauté semble rendre cette femme intimidante, presque effrayante, pour l’auteur.
Les termes moraux utilisés par l’auteur pour décrire la passante reposent sur des antithèses : « son œil » (le regard est traditionnellement considéré comme le miroir de l’âme plutôt que comme un trait du physique extérieur) est comparé à un « ciel », qualification positive, mais un « ciel livide où germe l’ouragan », c’est à dire à un ciel d’orage. Le désir qu’elle provoque chez le poète (« douceur » , « plaisir ») est associé à une idée de mort : « le plaisir qui tue ». La symétrie (2 fois : nom + proposition relative) du vers 6 : « La douceur / qui fascine // et le plaisir / qui tue » traduit bien cette ambivalence.
la conception générale de la Femme dans le poème : un être ambivalent : admirable, infiniment désirable, presque divinisé (comparé à une « statue »), mais produisant sur l’homme qui tombe sous son charme un sentiment de crainte, une sorte de terreur sacrée devant une divinité aux pouvoirs quelque peu maléfiques.
la conception de l’amour développée par le poème: un amour idéalisé, et donc hors de portée et nécessairement douloureux.
l'ouragan et l'éclair: stéréotype du coup de foudre: comme si la passante était interdite à celui qu'elle ravi
Le vers résume d’un mot, « un éclair », l’expérience fulgurante que vient de faire le narrateur, l’illumination, la révélation qui a accompagné un simple échange de regards. Opposé au précédent, le mot « nuit » : la déception de la perte, la disparition de la passante, le retour brutal au réel après le rêve.
La ponctuation particulière du vers renforce le sens de ces deux mots. Après « un éclair », les points de suspension marquent une sorte d’ellipse : quelque chose s’est produit, qu’on ne raconte pas, mais qu’on laisse au lecteur le temps de deviner : le trajet intérieur de la sensation, la répercussion intérieure du regard échangé. Après « puis la nuit », le point d’exclamation dramatise la brutalité du retour au monde réel. le tiret sépare le récit du début de la méditation, et marque peut-être aussi le début d’un passage « dialogué », d’un discours rapporté en style direct.
Vers 9-12: Expression de la déception du poète, après une perte qu’il devine définitive (« Jamais peut-être »)
v11-12: série d'exclamation dans le second tercet, gradation des adverbes de lieu et de temps sur un rythme saccadé (v12) = perte irrémediable.
Les deux derniers vers donnent à la rencontre le sens d’une véritable rencontre amoureuse. Ils étaient faits l’un pour l’autre. Tous deux en ont eu la révélation simultanée (v.14).
Le jeu des pronoms personnels renforce cette affirmation d’une réciprocité, d’un destin commun : Chiasme « je » et « tu » (v13): symétrie entre 2 êtres voués à l'éloignement l’anaphore « Ô toi que j’ … : Ô toi qui … » du vers 14. 
dimension pathétique et tragique: chute du sonnet: iréel du passé, nostalgie d'un amour manqué , connivence de la passante « toi qui le savait », utilisation de « ô ».

un sonnet allégorique
la passante: l’incarnation de l’Idéal.
le portrait peu flatteur que le narrateur donne de lui-même dans ce poème : un être hypersensible, qui ressent la rue, la foule comme une agression (vers1), qui réagit de façon un peu ridicule à la vue de la passante : par opposition avec l’élégance qui se dégage de celle-ci, il se compare lui-même à un « extravagant » (c’est à dire à un fou), « crispé », « buvant » avidement dans ses yeux, c’est à dire la dévisageant avec un regard d’halluciné, un personnage assez grotesque.
ainsi l’apparition de la jeune femme en deuil: une révélation quasi surnaturelle : l’intensité de l’impression reçue apparaît notamment au vers 9 (la comparaison avec un « éclair ») et au vers 10 : « Dont le regard m’a fait soudainement renaître ».
il était dégoûté de la vie, ne voyant autour de lui que médiocrité et laideur, comme mort. C’est pourquoi la vision de la belle veuve prend pour lui le sens d’une révélation : la Beauté existe vraiment dans ce monde, le bonheur, l’élégance, l’Idéal y ont aussi leur place.
la passante: le caractère inaccessible de cet Idéal.
le caractère paradoxal du discours tenu par le narrateur dans les deux tercets: C’est précisément au moment où  la jeune femme disparaît de son champ de vision, où il la sait perdue pour lui, que le narrateur s’adresse à elle à la deuxième personne, se plaît à imaginer entre eux une complicité amoureuse (« ô toi qui le savais »).
L’utilisation de la deuxième personne (« personne de la présence », comme on dit en grammaire) tend à compenser l’absence définitive de l’ « être aimé », à créer de toutes pièces entre le poète et cette femme une intimité qui n’a jamais existé dans la réalité.
il construit dans l’imaginaire le mythe d’un amour partagé : iIl semble se complaire dans la supposition ( le rôle du conditionnel dans « Ô, toi que j’eusse aimée ») d’une relation amoureuse dont l’issue, il le sait bien, ne peut être que tragique.
il n’a aucune chance de retrouver cette femme, sinon comme il le dit au vers 11, «dans l’éternité », c’est à dire dans une hypothétique communion des âmes après la mort, telle que certaines traditions religieuses proposent d’imaginer la vie éternelle. Hypothèse tout à fait invraisemblable elle-même comme semble l’avouer le vers 13 (« jamais peut-être »).
tte complaisance au malheur doit elle être prise comme un trait de caractère propre à l’auteur (masochisme ?) .
Peut-être simplement une intention démonstrative et allégorique : cet amour impossible avant d’avoir été, cette idée d’un bonheur irrémédiablement manqué au moment même où il paraissait possible, illustrent pour le narrateur l’image préconçue qu’il se fait de l’Idéal dans la philosophie pessimiste qui est la sienne : un absolu impossible à atteindre, fugitif par essence (« fugitive beauté »).
Au terme de cette étude, l’histoire de la passante nous apparaît donc moins comme une anecdote réaliste que comme une allégorie de l’inaccessible Idéal, thème cher à Baudelaire.


:: Les commentaires des internautes ::

robert le 15/06/2009
Bonsoir, je passe voir ton blog car j'aime beaucoup ce que tu fait, au moin ton travail qui es super, bonne soirée et bonne journée pour demain mardi@+ Robert
http://robert87300.centerblog.net


Anonyme le 16/06/2009
Plus on partage, plus on possède. Voilà le miracle !


Frédéric le 20/10/2009
Bonjour,

Je suis passé par la en cherchant des ressources documentaires pour aider ma fille à travailler le francais...

J'ai eu un coup au coeur en lisant le travail sur ce poéme, de Baudelaire que j'ai eu la chance de commenter à mon bac de francais en 1982.... C'était à Nice,un matin de juin.... l'examinatrice était très jolie .... et j'ai eu 17 à l'oral....

souvenir inoubliable....


Anonyme le 24/06/2012
Travail très complet ! Admirable !